Une petite entrée qui a de l'allure et pourtant elle est très simple à préparer et même partiellement un jour d'avance. La combinaison pain d'épice et foie gras est très traditionnelle, mais reste une valeur sûre. *Je n'avais pas de calvados et je l'ai remplacé par de l'alcool pour fruits.
Ingrédients :
4 tranches de foie gras mi-cuit 4 tranches de pain d'épices 4 pommes 20 g de beurre 2½ cl de calvados* 1 pincée de cannelle sel et poivre
Préparation :
Taillez des cercles dans les tranches de pain d'épices à l'aide de 4 emporte-pièces (moi je m'en suis sortie van 1 seul) Posez un rond de foie gras sur chaque rond de pain d'épices Réservez au réfrigérateur
Lavez et épluchez les pommes, coupez-les en petits cubes Faites-les revenir avec le beurre dans une poêle Salez, poivrez et saupoudrez légèrement de cannelle Ajoutez le calvados* quand les pommes sont tendres Flambez et poursuivez la cuisson jusqu'à ce que les pommes soient en partie fondues
Laissez refroidir et réservez
Remplissez les emporte-pièces de compotée de pommes Démoulez délicatement et servez aussitôt.
A 9 heures je suis déjà au marché de Trouville qui s’étire du Pont des Belges à la Halle aux poissons, dessinant ainsi une promenade naturelle. Primeurs, fromagers, bouchers, charcutiers, fleuristes, artisans...sont au rendez-vous pour proposer leurs meilleurs produits. Le nombre de poissonniers est impressionnant.
Et ici je ne sais combien de variétés de pommes de Normandie. Ça doit être une bonne adresse, car la queue est longue devant ce stand.
A ce stand on ne vend que des coquilles St.-Jacques. J'en aurais bien acheté, mais je n'ai pas osé prendre le risque de les transporter jusqu'aux Pays-Bas, où je devais me rendre l'après-midi.
Et le cresson, rien que du cresson de Normandie.
Chez ce fromager j'ai acheté quelques fromages normands, dont un camembert, mais un vrai, un "Camembert de Normandie". En 1983 le «Camembert de Normandie» se verra attribuer l'AOC, qui certifie qu'il s'agit d'un fromage normand élaboré avec du lait provenant de Normandie, c'est-à-dire de vaches élevées et nourries sur des pâturages de la région normande. À l'inverse, le camembert «Fabriqué en Normandie» n'est soumis à aucune norme, aucune règle, puisque cette mention interdite par la loi signifie seulement que le fromage a été fabriqué dans une usine située dans le département du Calvados ou de la Manche, mais en aucun cas que le lait utilisé provient de ce territoire. Ce subterfuge a pour but de faire croire au consommateur qu'il achète un fromage normand, ce qui est faux car le lait utilisé pour le fabriquer peut provenir de n'importe quelle région du monde. On peut en effet fabriquer du camembert générique avec du lait importé de Pologne, de Roumanie ou du Brésil.(Article de Périgo Légasse).
Depuis que je sais cela je fais attention quand j'achète mon camembert. Au rayon fromages du supermarché j'ai découvert que 99% des camemberts proposés en fait ne sont pas de vrais camemberts, car "Fabriqués en Normandie". OK, on paye un peu plus cher le vrai Camembert de Normandie, mais au moins on soutient les vrais producteurs qui respectent les normes.
Je me déplace ensuite vers Deauville avec son joli marché couvert.
Je m'installe à cette terrasse et j'étais sur le point de demander au serveur d'ouvrir le parasol. Ce 9 avril il a fait vraiment chaud et on est passé de l'hiver à l'été.
Peu à peu je m'approche de la plage et je découvre les belles bâtisses aux colombages. Quelque chose m'attire vers la plage, mais au fond je ne sais pas exactement quoi.
Les Planches de Deauville
Mais arrivée sur le front de mer je me rappelle tout à coup ce qui m'a attirée vers cette plage : Le film "Un homme et une femme", 1966, film culte de Claude Lelouch, Palme d'Or à Cannes et Oscar du meilleur film étranger, avec un couple mythique Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée. Musique mélodieuse de Francis Lai et notamment la fameuse séquence de la plage de Deauville, et la chanson ba da ba da da... J'ai vu et revu ce film je ne sais combien de fois. Il passe encore régulièrement à la télé.
Dans cet extrait on aperçoit les planches de Deauville, les fameuses cabines de plage et les bains Pompéiens. L'autre souvenir qui m'est resté gravé dans la mémoire est ce plan de cet homme avec son chien qui marche dans la brume. Souvent j'oublie complètement le pitch du film, mais je me souviens de certains petits détails qui m'ont marquée. Il en est ainsi de la plage de Deauville et du chien qui court sur la plage.
Je crois que cet endroit est celui que j'ai le plus apprécié de mon court séjour en Normandie, car il me rappelait de très bons souvenirs. Ceux d'un film très romantique que j'ai vu à sa sortie en 1966, quand j'habitais encore aux Pays-Bas.
C'est l'architecte Charles Adda (1873-1938) qui a donné ses bains pompéiens, ses cabines et ses planches à Deauville. Une place entre ces cabines a été baptisée Place Claude Lelouch. Et c'est bien mérité.
Les bains Pompéiens
Et puis ces jolies cabines en toile sur la plage ! Tout simplement magnifiques.
Encore quelques belles maisons et je reprends la route pour les Pays-Bas, où j'arriverai dans la soirée.
Cette année j'ai enfin décidé de faire un tour à Honfleur. Depuis le temps que j'avais envie d'y aller, mais jamais je ne m'étais décidée. Comme je devais me rendre aux Pays-Bas j'ai fait un crochet à l'aller par la Normandie. J'avais réservé un hôtel pour une nuit dans un petit village aux alentours, car les hôtels à Honfleur étaient déjà complets. Avec une seule nuitée en Normandie je n'avais pas beaucoup de temps pour visiter et Honfleur et Trouville et Deauville. Mais j'ai tout visité sans me presser en flânant dans les rues, sur le marché et sur le front de mer et en m'installant de temps en temps à une terrasse. J'ai eu vraiment de la chance car ce 8 avril il faisait 26° en Normandie. Je n'avais pas réalisé que c'était en plus les vacances de la région parisienne. J'ai pris donc un bain de foule dans les 3 villes visitées.
Arrivée à 18 heures à l'hôtel, j'ai posé mes affaires et j'ai repris aussitôt la route pour Honfleur, où je suis arrivée vers 19 heures. Il faisait encore jour et j'ai donc pu faire mes photos. On m'avait prêté un appareil photo, car quelques jours avant mon départ j'ai fait tomber le mien. H.S. Catastrophe ! Enfin, je me suis débrouillée avec un petit compact.
Le Vieux bassin
Voilà le Vieux Bassin avec ses maisons pittoresques que je connaissais des reportages vues à la télé qui m'avaient convaincue de m'y rendre un jour et je n'ai pas eu de regrets. Avant de partir j'avais trouvé sur internet une balade au centre historique que j'ai suivie presque à la lettre, de peur de passer à côté de belles choses à voir. Je crois que j'ai vu tout ce qu'il fallait voir à Honfleur.
Je m'engouffre dans l'Enclos de la ville. J'y découvre ses maisons à colombages.
Le lavoir St.-Léonard
Après avoir visité le centre historique j'arrive de nouveau au Vieux Bassin avec ses nombreuses terrasses.
Après ma balade dans le vieux centre historique j'ai cherché une place de libre à une terrasse. Comme vous pouvez le voir sur mes photos les places libres étaient plutôt rares, mais j'y suis arrivée quand-même. Le poisson et les coquillages étaient partout au menu et j'ai commandé des moules frites avec un verre de vin blanc.
Je me suis régalée avec ce plat simple mais délicieux. En mangeant les moules j'ai observé les passants très nombreux par cette soirée d'été. J'avais parcouru plus de 1000 km dans la journée et j'étais pressée de rejoindre mon hôtel pour un repos bien mérité.
Un dernier tour au vieux bassin et demain Trouville et Deauville, deux villes qui se jouxtent. La propriétaire de l'hôtel m'avait parlé d'un marché sympa le dimanche matin à Trouville que je ne voulais râter à aucun prix. C'est l'heure de rentrer à l'hôtel et de tomber dans les bras de Morphée.