Par mail j'ai été informée que Pierre-Louis Marin avait décidé de vendre son restaurant l'Auberge du Cellier à Montner. J'ai toujours adoré, oui on peut le dire, sa cuisine. J'ai acheté plusieurs de ses livres de cuisine et en cliquant sur le libellé Pierre Louis Marin vous trouverez toutes les recettes de ce chef que j'ai préparées et publiées sur mon blog.
Pierre-Louis Marin et moi
Pierre Louis Marin avec quelques convives du repas
Ayant appris que Pierre-Louis Marin avait l'intention d'arrêter sa carrière de chef et de rependre sa liberté, j'ai tout de suite compati avec lui. Je peux comprendre que c'est très lourd de rester toujours compétitif, créatif, et d'autant plus quand on a été étoilé Michelin.
Donc j'ai réuni quelques amis pour un repas à l'Auberge du Cellier. Nous étions 9, mais je dois dire 9 amateurs de l'excellente cuisine locale :
Après les apéros Spritz, Cocktail Byrrh, Campari et tonic on passe à l'amuse bouche.
Amuse bouche
Amuse bouche avec bouillon (miso ?)
Ajo blanco, sorbet roquette et vinaigre balsamique, pastèque grillée à la flamme
Poire de bœuf, pommes Dauphines et sauce au Gorgonzola
Crème brûlée au banoffee
Café
Certains avaient choisi un autre menu composé de :
Courgette fleur, mousseline de petits pois au Wasabi, fumet
Soufflé brûlant-glacé, caramel au beurre salé
Tout fut excellent, et je ne peux que vous recommander le restaurant l'Auberge du Cellier. Merci à Pierre-Louis Marin et je lui souhaite bonne chance pour l'avenir.
J'en avais bien sûr entendu parler, mais je n'avais jamais visité Périllos, ce village dans les Corbières, connu pour être abandonné. La route menant à Périllos ne va pas plus loin. On ne peut pas y passer par hasard : on y vient uniquement si on l’a décidé. Et c'est ce que j'ai fait ce début de décembre. J'ai profité d'une belle journée ensoleillée pour découvrir ce petit village qui se compose d’une église, des ruines de la tour castrale dont il reste une arche, et d’une dizaine de maisons accolées.
Périllos est rattachée à Opoul par arrêté préfectoral du pour former la nouvelle commune d'Opoul-Perillos. Périllos, située à une dizaine de kilomètres plus haut dans la montagne, est pratiquement désertée depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de son isolement (pas de raccordement aux réseaux d'électricité et d'eau courante).
Périllos est un village dépeuplé. Situé sur un site aride fantastique il est en cours de réhabilitation depuis 2006.
De Périllos on peut apercevoir la mer
En 1978, le dernier habitant de Périllos a décidé de quitter le village. Il s’appelait Aimé. Depuis, Périllos fascine, séduit, intrigue aussi. Si le nom et la réputation de ce « village fantôme » sont bien connus, il reste pourtant totalement étranger à qui n’a pas physiquement foulé ses rues ! Car Périllos ne s’offre pas si facilement ! A partir du village d’Opoul, pendant plus de 10 km, à perte de vue la garrigue chante, embaume, rayonne ! Au détour de cette route étroite, sous la surveillance des ruines du château d’Opoul, le « virage du vent » surprend le visiteur et annonce la couleur. Et, tout à coup, absolu et majestueux, voici que se dresse le village ruiné de Périllos.
Plusieurs maisons ont été refaites, réhabilitées ou simplement rénovées, et peu à peu, Périllos reprend vie. Toutefois, son isolement profond ne permettra pas un développement significatif.
Une maison en rénovation
En été on peut apercevoir sur le parking, quelques tentes attestant d’une présence humaine : seule entorse au calme de lieu, les bénévoles de l’association « terre de pierres » travaillent depuis plus de 10 ans chaque été à inverser le destin et à redonner vie à cette terre qui fut un jour oublié de tous !
Certes, le village est aujourd’hui à l’abandon. Mais ne voit-on pas, en particulier l’été, un nombre toujours plus grand de promeneurs ? Avec autant de monde qui y circule, le village devait, tôt ou tard, renaître de ses cendres. Ce n’est pas encore fait, loin de là, mais une première activité a vu le jour sur place : il s’agit du "Lézard", une buvette qui accueille des expositions d’artistes locaux. D’après Marcel, d’Opoul, l’un des internautes de passage sur ce site : « S’y rafraîchir à l’ombre du gros figuier après avoir visité la ou les expositions d’artistes divers est un moment de bonheur. »
L'église, de style typiquement roman, surmonté d'un clocher-mur.
Un petit cimetière à côté de l'église
La chapelle Sainte Barbe est une petite chapelle isolée le long de la route de Périllos, près du hameau. Elle est relativement récente, ayant été construite en 1907. À l'état de ruine en 1985, elle a été restaurée récemment.
Le Catalan Frédéric Gallego, maître d’œuvre en bâtiment et passionné de cuisine, a remporté le 20 septembre 2025 à Valence le titre de champion du monde lors du World Paella Day. Une consécration pour celui qui a commencé à cuisiner ce plat pendant la crise du Covid.
Il en rêvait, il l’a fait ! Après avoir participé à deux reprises aux championnats de France de la discipline, Frédéric Gallego, habitant de Saint-Hippolyte (Pyrénées-Orientales), a décroché à Valence le prestigieux titre de champion du monde de paella ce samedi. Il a fait de ce plat sa deuxième activité en créant une entreprise de chef à domicile. Depuis, il sillonne le département pour proposer ses paellas lors d’événements.
"C'est inimaginable ce qui nous est arrivé avec Didier (son binôme dans l'épreuve). La finale était de très haut niveau", raconte ce lundi à ICI Roussillon le champion du monde, encore ému. "On a les pieds sur terre, mais vraiment la tête dans les nuages. C'est magnifique ce qui nous arrive. Une énorme émotion pour moi aussi d'avoir pu faire ce concours-là en terres valenciennes. Là, où sont nés mes grands-parents. On représente la France, on est Catalans et on a des racines du pays de la paëlla. C'était le combo parfait. Je ne pouvais pas rêver mieux", poursuit Frédéric Gallego qui est désormais sollicité par de nombreux médias locaux et nationaux pour des interviews. Le Catalan ne sait pas encore ce qu'il compte faire dans les prochains mois, même s'il s'attend à une hausse de son activité. Le chef à domicile a quand même un rêve en tête :ouvrir un jour son propre restaurantde paëlla.
L'Association Les Amis du Pays catalan a sauté sur l'occasion pour organiser à Saint Laurent de la Salanque un repas avec une paella préparée par Frédéric Gallego. Il nous a servi la paella valencienne authentique : pas de moules, ni de crevettes, mais avec du poulet, des boulettes de viande et des haricots plats, comme sa grand'mère avait l'habitude de la préparer.
Notre présidente Marie-Jo félicite Fréderic pour son titre de champion du monde de la Paella
Et les Amis du Pays Catalan ne font jamais les choses à moitié. Nous avons pu nous faire servir l'apéritif de notre choix, il y en avait pour tous les goûts. En entrée on nous a servi de la saucisse catalane grillée avec de l'ailloli.
En entrée on nous a servi de la saucisse catalane grillée
Je me demande toujours comment ils font pour réparer un repas pour tant de personnes !
Les portions étaient très généreuses
Et on pouvait même se faire servir deux fois.
A la fin du repas on nous a servi des marrons chauds
Un grand merci aux organisatrices qui sont toujours à l'affut des actualités pour nous proposer des sorties culturelles, mais aussi gastronomiques ou ludiques. C'est ce mélange qui fait l'atout des Amis du Pays Catalan.
Combien de fois en longeant la D627 en direction de l'A9 je me suis dit qu'il faudrait qu'un jour je visite ces ruines dans les vignes à ma droite. Mais chaque fois c'est juste une idée qui m'effleure l'esprit et que j'oublie dans la seconde qui suit.
Jusqu'au jour où j'avais du temps à perdre et me trouvant pas loin de Leucate, je me suis garée à sa gare et je me suis aventurée à prendre un chemin qui traversait la vigne.
Et voilà, la ruine est là, chemin de la Prade. J'ai passé des heures à chercher des informations au sujet de cette ruine, mais je n'ai rien trouvé. Un passant en vélo m'a dit qu'il s'agissait d'un ancien entrepôt viticole.
C'est quand-même dommage de laisser une bâtisse pareille à l'abandon.
Et un puits à glace, j'imagine.
Et un petit cabanon délabré. C'est tout ce que je peux vous dire de mes découvertes. Si quelqu'un peut me donner de plus amples renseignements sur ses ruines je serais ravie de compléter cet article.
En me promenant je découvre également Le Centre EquestreL'Equus Caballus.
Même si je suis restée un peu sur ma faim, je suis contente d'avoir enfin visité cet endroit qui m'intriguait chaque fois que je passais devant. Il y a encore tant d'autres coins pas loin de chez moi que j'aimerais visiter pour me les "approprier". C'est peut-être bizarre d'utiliser ce verbe, mais c'est un peu comme ça que je vis ces instants.