Samedi 22 octobre 2022 sur invitation des Amis du Pays Catalan j'ai visite la Foire d'Espezel, un petit village dans l'Aude. Cette foire a lieu à Espezel depuis plus de 40 ans. Tout ce que l'agriculture audoise produit de meilleur est ressemblé lors de ce traditionnel rendez-vous.
Les stands du village des producteurs (environ 200 !) et son marché fermier proposent outre la fameuse pommes de terre du Pays de Sault, une incroyable variété de produits du terroir dont je vous montre quelques uns sur mes photos.
En plus à de nombreux stands on pouvait acheter crêpes, sandwich, grillades et bien d'autres bonnes choses encore.
Détrompez-vous, nous ne sommes pas à la Place Jemaa El-Fna à Marrakech, mais bien à Espezel !
La Place Jemaa El-Fna à Marrakech
Ces cloches nous signalent que nous nous approchons de la vente aux enchères de la vache gasconne.
Plusieurs animations étaient organisées : Une démonstration de chiens de berger sur un terrain un peu trop exigu à mon avis. Et le fonctionnement de la Trépigneuse: Ce dispositif a été inventé en 1849 pour actionner la batteuse destinée à séparer le grain des céréales de la balle. Le cheval marchait sur un tapis roulant en pan incliné. On devait l’arrêter toutes les 15 minutes pour 15 minutes de repos du cheval.
Après la démonstration par le cheval on a fait appel à des volontaires parmi les hommes de l'assistance. Comme personne n'a eu le courage on a fait appel aux femmes qui se sont dévouées à l'essai.
Une partie du terrain était réservé à des stands de brocanteurs et de matériel agricole.
Après avoir fait le tour du marché j'ai fait une courte visite du village où se trouve sur une placette ce bassin lavoir Barry d'abaïl. La fontaine est dominée par une statue en bronze représentant «l'enfant au canard».
Nous terminons notre sortie avec un déjeuner à l'Auberge de la Scierie à Roquefeuil :
Salade de chèvre de Calliens
Entrecôte de Belcaire avec frites sauce aux truffes
Panna cotta avec coulis de fruits rouges de Calliens
Il y a presque un mois que j'ai préparé cette cocotte œuf jambon, un peu dans l'ambiance des fêtes de fin d'année.
Ingrédients :
4 tranches de saumon (de préférence) sauvage fumé
4 œufs
8 càs de crème fraîche épaisse
poivre persil émincé
Préparation :
Préchauffer le four à 180°
Découper le saumon fumé en petits morceaux
Dans quatre ramequins individuels répartir successivement une cuillerée à soupe de crème, la moitié d'une tranche de saumon, les œufs délicatement cassés, l'autre moitié de la tranche de saumon fumé, une autre cuillerée de crème et une pincée de poivre
Enfourner 5 à 10 minutes
Servir chaud dans les ramequins saupoudrés de persil.
150 g de carottes, coupées en demi-rondelles minces
3 c. à soupe de beurre
4 c. à soupe de farine
350 ml de lait chaud
1 c. à café de sel d’ail
1 c. à café d’épices italiennes (j'avais un mélange d'herbes siciliennes : origan, basilic, thym, persil, laurier, menthe, graines de fenouil)
poivre du moulin
100 g de noix de St. Jacques, coupées en deux dans l'épaisseur
100 g de crevettes crues écaillées et sans queue, coupées en deux
200 g de fromage cheddar fort, râpé
50 g de fromage pecorino, râpé
Préparation :
Préchauffer le four à 190°.
Faire cuire les légumes à la
vapeur Commencer avec les carottes
pendant 2 minutes puis ajouter les brocolis et les choux-fleurs pendant un autre 3-4 minutes Ils doivent être cuits mais encore
bien fermes
Verser les légumes dans un plat four d’une
grandeur de 9×9
Dans une casserole (antiadhésive) à température moyenne, faire fondre le beurre puis
ajouter la farine
Bien mélanger jusqu’à l’obtention d’une
pâte et cuire en mélangeant pendant 1 minute
Ajouter 125 ml de lait et
défaire les grumeaux à l’aide d’un fouet
Verser le reste du
lait et cuire pendant 5-6 minutes pour faire épaissir la sauce Mélanger régulièrement avec le fouet pour défaire le plus de
grumeaux possible Ajouter le sel d’ail, les épices italiennes
puis poivrer au goût
Quand la sauce a une belle
consistance épaisse, retirer la casserole du feu et ajouter les
fruits de mer
Bien mélanger
Ma photo est floue ? Mais non, nettoyez vos lunettes
Verser la sauce uniformément
par-dessus les légumes
Répartir le cheddar fort sur le
dessus et terminer avec le pecorino
Cuire au four pendant 15 minutes et mettre ensuite sous le grill jusqu’à ce que le fromage soit bien doré Laisser reposer 5
minutes avant de servir.
Le Dandy Britannique, gentleman-rockeur Bryan Ferry dans un clip sensuel
Pour finir quelques poivrons dans le tiroir légumes.
Ingrédients :
2 grands ou 4 petits poivrons
sel
1 oignon émincé
une noix de beurre
100 g de riz
2 dl de bouillon
100 g de champignons
2 càs de concentré de tomates
50 g de gouda vieux râpé
poivre
2 càs de chapelure
Préparation :
Oter la tige des poivrons et couper les poivrons en deux dans le sens de la hauteur Enlever les pépins et le filaments Blanchir les poivrons quelques minutes dans de l'eau salée, puis égoutter Farcir les moitiés de poivrons avec du risotto qu'on aura préparé en faisant rissoler l'oignon émincé dans un peu de beurre Ajouter le riz lavé et toaster quelques minutes Ajouter ensuite le bouillon et cuire le riz environ 20 minutes
Pendant ce temps nettoyer les champignons et couper éventuellement en morceaux Faire cuire les champignons dans un peu de beurre et les ajouter au riz cuit Ajouter du concentré de tomates et le fromage râpé et mélanger le tout délicatement Saler et poivrer si nécessaire
Farcir les poivrons avec ce riz et saupoudrer de chapelure Ajouter quelques noix de beurre et placer dans un plat à gratin Ajouter un peu de liquide de cuisson et gratiner le plat en haut du four sous le grill préchauffé.
Le lendemain il me restait quelques moitiés de poivrons farcis auxquels j'ai ajouté des petits fromages de chèvre à griller.
Quand j'ai visité Sète à l'occasion de l'Escale à Sète j'avais mangé au Restaurant Le Boucanier une macaronade que je ne connaissais pas encore, mais que j'avais appréciée particulièrement et que je m'étais promis de reproduire à la maison. Et en écrivant mon récent article Sète des italiens je me suis décidée enfin de me lancer. Et cela tombait bien car j'allais recevoir mon invité du mercredi et mon fils pour le déjeuner. Il s'agit d'un plat de pâtes introduit à Sète par les immigrés italiens. J'ai vu sur internet qu'il existe de multiples recettes, alors je me suis fiée à la recette de Jean Brunelin que j'ai trouvée sur le site officiel de l'Office du tourisme de Sète. J'ai vu qu'il a publié également la recette de la tielle qui me tente aussi avec ces tentacules ...
Pour la macaronade il faut confectionner des brageoles (braciole en italien), ce sont des paupiettes qu'on appelle aussi des alouettes sans tête. Pour cela on utilise une viande de bœuf qui supporte une longue cuisson : la palette.
Quand j'ai demandé au boucher de me couper 4 tranches fines il m'a montré avec son couteau planté au dessus d'un morceau de palette une épaisseur de 5 centimètres, mais non je veux des tranches fines, alors 4 cm ? non encore plus fines, et comme il m'a regardé d'un air abusé j'ai préféré lui expliquer que j'avais besoin de tranches fines afin de pouvoir les rouler en paupiettes. D'après lui plus fines ce n'était pas possible car les tranches allaient alors tomber en morceaux. En insistant lourdement j'ai réussi à obtenir des tranches de 1 centimètre environ que j'aplatirais à la maison avec mon rouleau à pâtisserie pour obtenir l'épaisseur souhaitée.. Je pense qu'à une boucherie sétoise j'aurais obtenu ce que je voulais sans avoir à tergiverser. Avec 4 tranches aplatis j'ai pu confectionner 8 brageoles !
Mais c'est bien ça qui me plaît dans la cuisine du terroir : à 150 km de distance entre 2 villes un boucher comprend immédiatement que vous allez préparer des brageoles et l'autre vous regarde avec des grands yeux parce qu'il n'a jamais reçu une telle commande.
Dans la recette ci-dessous il faut pas mal de variétés de viandes, je me suis limitée au paleron et aux plats de côte et un peu de chair à saucisse pour farcir les brageoles, car nous n'étions que 3 à partager ce plat.
Ingrédients pour 6 personnes :
6 belles tranches de paleron de bœuf 600 g de plats de côte de porc coupés en morceaux 500 g de saucisses huile d'olive 3 oignons 6 clous de girofle ail et persil une bonne dose de concentré de tomates, la recette dit 500 à 800 g, je pense en avoir mis moins : un tube entier triple concentré + une petite boîte un généreux verre de vin rouge 600 g de penne rigate (j'ai pris la marque Garofalo) un mélange de parmesan et pecorino râpé sel et poivre
Préparation :
Prendre une belle fine tranche de paleron et mettre au milieu de la chair à saucisse mélangée avec du persil et de l'ail émincés Saler et poivrer, rouler en paupiette et fermer avec un cure dent Répéter l'opération avec toutes les tranches de paleron
Dans un faitout faire revenir les brageoles et deux oignons émincés dans un peu d'huile d'olive Quand le tout est bien doré réserver les brageoles et les oignons
Dans le même faitout faire revenir la tomata (concentré de tomate) afin de la sécher, ce qui enlève l'amertume et lui donne un goût plus intense Attention de ne pas la bruler Ajouter ensuite le vin rouge En mélangeant la sauce va s'épaissir et c'est cela qu'on cherche On ajoute un peu d'eau Puis remettre les brageoles et les oignons réservés Ajouter le 3me oignon épluché laissé entier piqué avec 6 clous de girofle Continuer la cuisson pendant 30 minutes
Faire revenir les morceaux de plats de côte séparément, puis ajouter à la macaronade Continuer la cuisson pendant 2 heures J'ai mis le couvercle en laissant un peu d'ouverture Vérifier de temps en temps la cuisson, la sauce va s'épaissir, mais ne doit pas sécher trop
Un quart d'heure avant la fin de la cuisson ajouter la saucisse après l'avoir faite dorer d'abord à la poêle (je n'en ai pas mis, car j'avais mis déjà pas mal de viande pour 3, mais si on est plus nombreux, mettez-en)
A la fin de la cuisson la viande des brageoles doit être super tendre, la sauce n'a plus la couleur rouge de la tomate mais plutôt une couleur rouge/marron La durée de la cuisson est la seule condition pour avoir une bonne sauce et la bonne couleur finale Si elle est trop rouge, c'est qu'elle n'a pas assez cuite
Faire cuire les pâtes selon les indications sur l'emballage
On peut les servir séparément ou mélangées à la sauce
Râper et mélanger le parmesan et le fromage de Rome (pecorino), ajouter du poivre que chacun mettra à volonté Jamais au grand jamais du fromage de gruyère !
Mes invités ont beaucoup apprécié cette macaronade et je leur ai appris pas mal de choses sur Sète et ses immigrés italiens.
Pour varier un peu des recettes traditionnelles de l'osso buco que j'ai déjàpréparées (Osso buco et Osso buco bianco) je vous présente celle-ci à la tomate et à la sauge. Pour information au sujet de l'orthographe : osso bucco n'existe pas en italien. Osso buco (avec un seul c) signifie os avec un trou. Et c'est une italienne qui nous le dit. L'orthographe en France avec 2 c que l'on retrouve aussi chez les bouchers, dans les livres, chez les chefs n'est donc pas correcte. Je connais un autre exemple avec le mot mayonnaise qui s'écrit en néerlandais avec un seul n. Je n'ai jamais compris pourquoi.
Ingrédients :
4 tranches épaisses de jarret de veau 2 oignons jaunes hachés 800 g de tomates concassées 20 tomates cerises 4 gousses d'ail hachées 30 cl de fond de veau 8 feuilles de sauge 20 cl de vin blanc 30 grammes de pignons de pin 8 cl d'huile d'olive sel et poivre
Préparation :
Saisir les tranches de jarret 5 minutes de chaque côté dans une cocotte avec 5 cl d’huile d’olive
Une fois dorées, retirer de la cocotte et réserver
Ajouter les oignons, l’ail et prolonger la cuisson de 5 minutes
Verser le vin blanc, laisser réduire de moitié puis ajouter la concassée de tomate, le fond de veau et les feuilles de sauge
Saler et poivrer
Remettre les tranches de jarret dans la cocotte, couvrir et laisser cuire 1 h à feu doux en les tournant à mi-cuisson
Ajouter les tomates cerise, laisser cuire encore 35 à 40 minutes à feu doux
Pendant ce temps cuire les pâtes de votre choix
Dans une poêle faire dorer les pignons de pin avec le reste de l’huile d’olive et ajouter aux tranches de veau Servir avec des pâtes.
Recette bravoleveau.com
Gina Lollobrigida 4 juillet 1927 - 16 janvier 2023
Ici dans le rôle d'Esméralda dans Notre Dame de Paris
L'Association Dante Alighieri Perpignan a organisé le 10 décembre 2022 une visite guidée à Sète avec comme thème "Sète des Italiens".
Photo de groupe avec au premier plan notre guide
Sète est le premier port de pêche français de la Méditerranée et on l'appelle parfois Little Italy. Des immigrés italiens, des pêcheurs pour la plupart, poussés par la misère qui ravageait le sud de la Péninsule, sont arrivés massivement à Sète à la fin du XVIIIe siècle de Gaète et Cetera. Ces Italiens se sont imposés dans le secteur de la pêche en mer.
L'Ancien Palais consulaire construit dans un style art déco qui rappelle par ses sculptures extérieures à grappe de vigne l’importance du négoce du vin.
Il faut dire que ces derniers n'ont pas toujours été les bienvenus, on se rappelle du massacre des italiens à Aigues Mortes : la rivalité, la haine et l'exaspération entre ouvriers français et italiensfinissent par dégénérer le 16 août 1893. Une véritable chasse à l’italien se déchaîne dans les rues. Les chiffres officiels révèlent 50 blessés et 10 morts.
Dans cette jardinière les coquilles d'huîtres sont recyclées je pense dans le but d'empêcher les mauvaises herbes de pousser
Fresque sur la façade du bar le Barajo en face des Halles
Rien ne vaut un détour par le marché pour plonger dans l'ambiance de la ville. Direction les Halles, donc, où chaque allée porte un nom du parler sétois : rue de la Tintaire, de la Bourride, de la Tielle, de la Murge…Un petit tour rapide aux Halles m'a permis d'acheter de la boutargue.
Les Halles
Les Halles
"La Mamma" ou "La Madone" du sculpteur Sétois Richard di Rosa
Située sur la Place de l'Hospitalet qu'on atteint depuis le port par la Rue Romp-Cul ou Rue Rapide, cette statue aux formes opulentes aux aux lèvres pulpeuses est une œuvre du Sétois Richard Di Rosa. Alanguie sur son coussin de granit, elle trône au milieu de la place, semblant veiller sur les voitures du parking et sur les boulistes qui jouent à ses pieds.
Au cœur d’un Sète populaire, qui cousinerait avec le quartier du Panier à Marseille, ce café coloré est un havre de paix. On y vient prendre un verre, faire une pause, s’attarder pour un vrai repas, sur le mode des tapas ibériques, avec pulpitos, serrano, anchois, manchego, croquetas, aïoli, soubressade, fish & chips, ragoût de seiche, burger et poisson poêlé du jour.
Les Transalpins vivaient ici à proximité de leur lieu de travail, sur le port de commerce, notamment dans le Quartier haut, que l'on appelle d'ailleurs "La Petite Italie", du fait de ses petites maisons colorées. Ils ont laissé leur empreinte dans la cité portuaire de la pêche aux recettes de cuisine (macaronade, tielle..) en passant par le dialecte.
La Place Léon Blum
Le Poulpe, œuvre de Pierre Nocca
Surnommé le Pouffre, appellation locale du céphalopode, symbole régional depuis la haute antiquité, le bronze se déploie impressionnant. La pieuvre renvoie à un plat populaire devenu emblème de la gastronomie sétoise, la tielle. Cette spécialité, tourte garnie de poulpe épicé, traditionnel déjeuner des pêcheurs italiens du Quartier-Haut, est désormais particulièrement apprécié par les gourmets.
Vue sur le port
L'intégration des Italiens s'est faite petit à petit. Un tiers des Sétois a des origines italiennes et ils sont maintenant nombreux parmi les patrons des pêcheurs : la flotte sétoise appartient aux trois quarts à des armateurs italiens et le conseil municipal compte, lui aussi, des descendants d'Italiens.
Street art à Sète
Le cimetière Saint-Charles a été dénommé en 1945, Cimetière Marin, en référence au célèbre poème de Paul Valéry. Il suffit de s'y rendre, où le poète repose aux côtés des familles Aprile, Ricciardi, Bondini… pour se rendre compte de l'influence des Italiens à Sète.
Vers 14 heures nous arrivons à la Pizzeria La Nossa où nous avons prévu le pranzo et où d'après notre guide on sert les meilleures pizzas de Sète.
Pour moi une Cetara (vous avez reconnu ce nom ?)
Pour une voisine de table une 5 Fromages
Et pour l'autre voisine de table une Tony
Après le déjeuner nous prenons le bus (les plus courageux y vont à pied) pour nous rendre au Musée Paul Valéry, où nous avons rendez-vous avec quelques membres du Conseil d'Administration de l'Association Dante Alighieri de Sète pour une belle rencontre et de fructueux échanges d’idées. Tous les participants ont souhaité se revoir très prochainement. Nous réfléchissons à une belle occasion pour une prochaine rencontre.
Photo de groupe avec quelques membres du conseil d'administration de Dante Alighieri Sète.
En conséquence je n'ai pas eu le plaisir de visiter ce musée, mais qu'à cela ne tienne. J'ai envie de retourner à Sète pour plusieurs raisons : un petit déjeuner aux huîtres au bar Le Barajo, prendre le temps pour faire le tour de tous les commerçants des Halles, faire le parcours du MACO (Musée à Ciel ouvert de streetart), visiter le musée Paul Valery et déjeuner au Café Social et avec un peu de chance parler italien.
J'espère que cet article vous donne envie de visiter Sète, ville à laquelle j'ai déjà consacré 2 articles. Je vous recommande de faire un tour à La Pointe Courte.
Ne cherchez pas la tombe de Georges Brassens ni à la plage de Sète, ni au cimetière marin. Il est enterré au cimetière le Py, le cimetière des pauvres à Sète.
J'ai trouvé cette recette dans l'hebdomadaire "Le Courrier International". Je ne pense pas qu'on trouve le Nagelkaas frison en France, mais pourquoi ne pas le remplacer par un autre fromage à pâte pressé (de préférence maigre) et ajouter quelques clous de girofle. J'aime beaucoup ce fromage, mais il ne plaît pas à tout le monde.
Il vient de la province de Frise aux Pays-Bas. Tout comme le fromage de Leyde, le friese nagelkaas est fabriqué à partir de lait partiellement écrémé et a un goût légèrement acide. Le fromage fut agrémenté de cumin et de clous de girofle, le goût de ce dernier étant le plus marqué. La spécialité locale frisonne emprunte donc son goût caractéristique à un ingrédient qui vient de l’autre bout du monde.
A l’origine, le giroflier était un arbuste spécifique aux Moluques (Indonésie). La Compagnie néerlandaise des Indes occidentales instaura au XVIIe siècle un monopole sur le clou de girofle, qu’elle imposa d’une main de fer – l’exportation de l’arbre était punie de mort. En vain, car les Français parvinrent à s’emparer de quelques girofliers, qu’ils se mirent à cultiver eux-mêmes. On trouve à présent cet arbre dans de nombreuses régions au climat maritime tropical.
Ce n’est donc que justice si, autrefois, du fromage aux clous de girofle frison partait en bateau pour l’Orient. Le gouda, dit un dicton marin, ne passe pas l’équateur, se met à suinter et se couvre de moisissures. Au contraire, le nagelkaas frison, maigre, acide et compact, résiste bien, grâce à l’effet conservateur des clous de girofle.
(Texte emprunté au Courrier International)
Ingrédients :
230
g de pâte feuilletée déroulée
200
g de fleurettes de brocoli
200
g de fleurettes de chou-fleur
150
g de nagelkaas frison
200
ml de crème fraîche
3
gros œufs
150
g de dés de lard fumé
1
cuillerée à soupe de chapelure
poivre et sel
Préparation :
Préchauffer
le four à 200 °C.
Faire
cuire les fleurettes de chou-fleur et de brocoli de manière à ce
qu’elles restent fermes
Les
égoutter puis les poser sur un essuie-tout pour absorber le liquide
de cuisson Faire revenir à la poêle les lardons jusqu’à ce
qu’ils deviennent croquants Les retirer à l’aide d’une
écumoire
Beurrer
un moule à charnière de 24 cm Ø Placer
la pâte feuilletée dans le moule Piquer
la pâte à l’aide d’une fourchette Saupoudrer
le fond avec la chapelure Répartir
les lardons, les trois quarts du fromage râpé et les fleurettes de
brocoli et de chou-fleur
Battre
les œufs et les mélanger avec de la crème fraîche Assaisonner
en tenant compte du fait que les lardons et le fromage sont déjà
salés Verser le mélange sur les brocolis et les choux-fleurs Saupoudrer
avec le reste du fromage.
Quand je patiente à l'aéroport je cherche souvent de la lecture pour tuer le temps et comme par hasard je choisis souvent un magazine de recettes de cuisine. Dans le numéro du magazine "La Cucina Moderna Oro" consacré aux recettes de viandes et poissons à bas coût j'ai choisi cette recette de haricots aux travers de porc.
Les travers de porc donnent un très bon goût à ce plat simple grâce à leurs os. Une sorte de cassoulet à l'italienne parfait pour manger bien à moindre coût ce qui n'est pas négligeable par les temps qui courent ! Si vous n'avez pas de haricots borlotti vous pouvez les remplacer sans soucis par des haricots blancs.
Ingrédients :
8 travers de porc 500 g de haricots borlotti cuits 2 petits oignons rouges 1 gousse d'ail 3 feuilles de sauge 1 boîte de 450 g de tomates concassées 1 l de bouillon de légumes 4 tranches de pain de campagne huile d'olive sel et poivre
Préparation :
Préchauffer le four à 180°
Blanchir les travers de porc dans de l'eau bouillante salée pendant 5 à 6 minutes Réserver à l'aide d'une écumoire
Eplucher et émincer 1 oignon et la gousse d'ail dégermée ensemble avec les feuilles de sauge
Chauffer 4 càs d'huile d'olive dans une casserole, ajouter le mélange d'oignon, ail et sauge et faire revenir 3 à 4 minutes Ajouter les tomates, les travers de porc, le bouillon bouillant et porter à ébullition
Ajouter les haricots, saler et poivrer et enfourner pendant 40 minutes Pendant ce temps couper le 2me oignon en fines rondelles et laisser mariner 20 minutes dans de l'eau froide Egoutter l'oignon et sécher avec du papier absorbant
Verser un filet d'huile sur les tranches de pain et poser le pain sur la soupe Allumer le grill du four et continuer la cuisson jusqu'à ce qu'elles soient dorées
Sortir la casserole du four et garnir avec l'oignon cru et un filet d'huile d'olive de qualité.
De temps en temps j'aime bien préparer une recette de la cuisine du terroir néerlandais. Ce sont souvent des recettes dont je n'ai jamais entendu parler et par conséquent que je n'ai jamais mangées. J'ai trouvé celle-ci dans un petit livre que ma sœur m'avait envoyé quand elle a appris que je m'intéressais à cette cuisine contadine néerlandaise. D'ailleurs j'ai remarqué que c'est très tendance et non seulement aux Pays-Bas. Après la cuisine fusion, la nouvelle cuisine et la cuisine moléculaire, retour à la cuisine du terroir de nos grands parents.
En néerlandais cette recette s'appelle "Pik in het Potje", que je traduirais par Pique au pot. Mon petit livre m'apprend qu'il s'agit d'un plat d'hiver de la province de Zélande qu'on préparait quand il n'y avait rien à récolter dans le jardin portager à cause du froid et du gel. On raconte que le nom de cette recette trouve son origine dans le fait qu'on posait la cocote au milieu de la table et que chacun essayait de piquer avec sa fourchette des morceaux d'œuf cachés dans la purée.
Entre parenthèses : ce qui est amusant c'est que ma sœur aux Pays-Bas aussi a préparé récemment une recette de purée qu'elle a mélangée avec des oeufs de caille. Cela nous arrive régulièrement d'avoir à peu près le même choix de recettes.
J'ai préparé donc cette recette pour mon invité du mercredi. Nous avons apprécié ce plat tout simple, bon et très nourrissant à cause du nombre d'œufs (6 !) et la sauce au beurre avec encore 2 œufs !
* Le service sur la photo est un décor typiquement néerlandais "Boerenbont" qui date de 1848 et qui se fabrique encore ici. L'assiette est de cette fabrication contemporaine que ma sœur m'a offerte. Le pichet fait partie de quelques pièces de vaisselle que j'ai héritées de mon grand-père.
Ingrédients :
1 kg de pommes de terre un petit verre de lait 6 œufs sel et poivre lait
Pour la sauce au beurre :
60 g de beurre 2 œufs ½ càs de vinaigre de cidre sel et poivre
Préparation :
Cuire les pommes de terre épluchées et coupées en morceaux dans de l'eau salée Egoutter les pommes de terre et laisser sécher un peu dans la casserole sur feu doux Ecraser les pommes de terre avec le lait Saler et poivrer
Pendant ce temps cuire les 6 oeufs pendant 7 minutes Egoutter et refroidir dans de l'eau froide, écaler et couper en morceaux Mélanger les œufs à la purée
Pour la sauce au beurre :
Faire fondre le beurre dans une casserole en le chauffant à feu vif, mais sans le colorer Sortir du feu et laisser refroidir Ajouter ensuite un à un les oeufs tout en battant énergiquement au fouet Ajouter le vinaigre Saler et poivrer
Voici un plat qu'on peut préparer avec ce qu'on a dans le placard : des spaghetti et une boîte de sardines à l'huile. C'est un plat de débrouille quand on n'a rien dans le frigo.
Ingrédients pour 2 personnes :
spaghetti (120g / personne)
une boîte de sardines au naturel à l'huile d'olive (115 g)
1 càs d'olives
1 càs de câpres
du cumin en poudre
du piment d'Espelette
un oignon moyen
une demie gousse d'ail
un citron (très important)
sel et poivre
du persil (facultatif)
Préparation :
Dans l'huile contenue dans la boîte de sardines faire revenir l'oignon et l'ail émincés
Pendant ce temps cuire les spaghetti 2 minutes de moins qu'indiqué sur l'emballage
Quand l'oignon est fondu ajouter une pincée de cumin et du piment
Emincer les olives et les câpres
Ajouter les sardines à la sauce en prenant soin des les désarêter
Emietter grossièrement les sardines dans la sauce
Ajouter les olives et les câpres
Ajouter un peu de zeste du citron râpé et un peu de son jus
Saler et poivrer
Ajouter un peu d'eau de cuisson des pâtes pour détendre la sauce et la rendre crémeuse
Ajouter les pâtes égouttées à la sauce et bien mélanger
Garnir avec du persil.
Recette de Delphine Zampetti cheffe de CheZaline à Paris