Après la visite guidée de l'église j'ai le temps de découvrir le centre du village avant de rejoindre les autres pour notre pique-nique.
Les habitants ont pris soin de décorer leurs balcons et entrées avec des plantes fleuries.
Le Centre d'information sur l'Art Roman en Roussillon où est exposé le sarcophage Wisigothique retrouvé assez récemment.
Pour le pique-nique tout le monde devait apporter un plat de fabrication maison de préférence de la cuisine italienne et on pouvait participer au concours du meilleur plat. C'est Marco qui a gagné avec sa salade sicilienne d'oranges aux anchois et câpres. Je n'ai pas pris de photos de toutes les préparations donc je ne peux pas vous montrer sa salade. Par contre il m'a envoyé par mail sa recette que j'ai préparée par la suite à la maison.
Une des membres de Dante Alighieri rappelle comment elle a fait connaissance avec l'association en 2003 et son premier stage d'été de langue italienne. En chemise bleue notre professeur d'italien.
Un petit cadeau pour remercier notre stagiaire sicilienne Noémie très impliquée dans les cours de langue.
Notre grillardin se dévoue pour griller la bonne saucisse catalane pour tout le groupe.
Il ne restait pas une miette de tous les desserts préparés par les adhérents !
Les piques-niques organisés par l'Association ont toujours beaucoup de succès grâce au bénévolat de tous les membres. En plus le lieu choisi cette année fut magnifique et pourvu de tous les conforts.
J'en ai mangé plusieurs fois au restaurant, mais c'est la première fois que je les prépare à la maison, les moules sauce poulette
Ingrédients pour 2 personnes :
2 l de moules
15 cl de vin blanc
25 cl de bouillon de volaille
1 échalote
beurre
farine
10 cl de crème fraîche
1 œuf
Jus de citron
persil
ciboulette
poivre
Préparation :
Nettoyer les moules et les rincer à grande eau.
Faire fonde 20 g de beurre dans une cocotte
Y ajouter l'échalote émincée finement et la faire blondir
Ajouter les moules, 2 cuillerées à soupe de persil ciselé, le vin blanc et le bouillon de volaille
Poivrer
Bien remuer les moules pour qu'elles s'ouvrent toutes
Récupérer le jus des moules, réserver au chaud Dans la cocotte faire fonde 25 g de beurre, ajouter d'un seul coup 25 g de farine, bien mélanger pour faire un roux Ajouter une louche de jus des moules, fouetter, ajouter petit à petit le jus en fouettant bien Laisser réduire et épaissir à feu vif Dans un bol mélanger la crème avec l’œuf , ajouter 1 càs de jus de citron Verser une louche de sauce, mélanger Verser le contenu du bol dans la cocotte, bien mélanger, laisser épaissir Remettre les moules, les mélanger intimement avec la sauce Décorer avec le restant du persil ciselé et la ciboulette.
Pour la fête de fin d'année l'Association Dante Alighieri de Perpignan a proposé d'organiser un pique-nique le 15 juin 2019 à Espira de Conflent. Comme la secrétaire de l'Association connaissait bien un guide spécialisé dans l'art baroque elle a eu la brillante idée de prévoir une visite guidée de l'Église Notre Dame de l'Assomption à Espira. Et elle a bien fait ! Cette visite était programmée avant le pique-nique et était gratuite pour tous. Certains devaient déjà connaître cette petite église et ne sont pas venus pour la visite. Je ne m'étais jamais rendue à Espira de Conflent et encore moins à son église. Depuis que je suis à la retraite j'ai enfin le temps de découvrir notre région et j'en profite bien.
l'Extérieur de l'église
l'Extérieur de l'église : le Chevet
C'est Monsieur le Mairie qui nous a accueillis dans l'église et qui nous a accompagnés ensuite à notre sympathique pique-nique.
Le Maire nous a expliqué que le budget de cette petite commune ne peut pas assumer le coût de la restauration de l'église et heureusement elle a pu bénéficier de subventions diverses. Et c'est bien justifié pour ce joyau magnifique !
L'Église fut fondée en 1165, mais ce n'est qu'à partir du 17ième siècle qu'il a été décidé de la décorer selon la spiritualité et les goûts du moment.
Je ne m'attendais pas du tout à découvrir tant et tant de décorations dans cette petite église dans ce tout petit village qui ne compte que 170 habitants environ. Elle est vraiment très belle. J'ai visité beaucoup d'églises dans plusieurs pays, mais rarement j'ai été autant sous le charme. Je pense que c'est surtout parce qu'elle est si petite et qu'on a voulu profiter de chaque espace vide pour y apporter un grand ensemble d'œuvres baroques : plusieurs retables, une chaire, des tableaux, deux confessionnaux...
Alain Sanchez est un guide spécialisé dans le domaine du Baroque dans les Pyrénées Orientales et il nous a raconté avec passion et beaucoup d'humour les détails des décorations de cette église.
Retable du maître autel
Ci-dessus le premier retable qu'on découvre en entrant dans l'église. Il est entièrement doré et décoré avec de multiples visages angéliques ou humains.
Détail du retable du maître d'autel
Détail du retable du maître d'autel
La solennelle balustrade de la tribune et sous celle-ci une "Mise au tombeau du Christ", entouré de huit personnages en toile apprêtée.
Et alors là je découvre dans la Chapelle du Christ ce qu'on appelle dans une documentation : "Le monument". Chaque toile prend la forme d'un arc de triomphe au pied duquel sont représentés des soldats romains munis de lances (partiellement coupés sur la photo). "Ce monument" est incomplet, il ne reste que quatre toiles peintes. Divers instruments de la Passion agrémentent la composition picturale des toiles. C'est la première fois que je vois une décoration de ce genre.
Des documents témoignent d'importantes dépenses de réparation en 1756 de ce "monument".
Son état de conservation était préoccupant une restauration s'imposait. L'intervention de restauration récente a consisté en une consolidation du support par des greffes de toile et la pose d'un renfort général à l'arrière pour permettre la suspension de l'oeuvre.
Le retable de la Vierge du Rosaire
Le retable des Archanges
Détail du retable des Archanges. Che peccato : il lui manque une main !
Détail du retable des Archanges. Ici Saint Michel terrassant le démon
Un des nombreux tableaux
La roue à carillons qui ne me semble plus être en service, car il manque la corde pour l'activer
Ce tableau représente le "Massacre des saints innocents" d'après l'oeuvre du peintre flamand Paul Rubens.
La Chaire
La Vierge romane
Dans la chapelle à droite du maître d'autel on peut voir cette belle vierge romane. C'est une vierge en bois, reliquaire, présentant le Christ-Roi.
Elle se distingue par le fait particulier qu'elle s'est coiffée de deux longues tresses nettes et qu'elle ne porte pas de voile.
Mais je ne vais quand-même pas tout vous montrer ! Je vous conseille de visiter vous-même Espira de Conflent et son église. Dans un prochain article je vous montrerai ce magnifique village qui mérite vraiment le détour. J'ai entendu dire qu'une dame fait visiter l'église à la demande. Vous pouvez vous renseigner à la Mairie : 04 68 05 89 21
Voici déjà les clefs de l'Eglise ...
Mais Espira est aussi connu pour son sarcophage wisigothique, un sarcophage du VIIIe siècle retrouvé sous les fondations de l'église. Il est exposé au centre d'information sur l'art roman en Roussillon, dans le village.
Le sarcophage
Et ce n'est pas tout : il y a même un château ! Lire la suite
Quand je fais mes courses au Grand Frais je rentre toujours à la maison avec beaucoup plus que ce que j'avais sur ma liste de courses. Il en a été de même la dernière fois :
Mais c'est un régal de trouver tous ces fruits et légumes. Au rayon poissonnerie j'ai trouvé des salicornes et à côté une fiche recette pour un taboulé aux salicornes. Je dois juste acheter quelques palourdes et pour le reste j'ai tous les ingrédients à la maison. Avant quand je travaillais encore je cueillais les salicornes juste derrière mon bureau au bord de l'étang, dire que maintenant je dois les acheter ... Mais je ne vais pas m'en plaindre quand même. Depuis la prise de la photo ci-dessus j'ai utilisé tous les ingrédients, mais pas toutes les recettes sont déjà sur mon blog. Oui, oui, ce fameux retard...
Ingrédients : 150 g de salicornes 250 g de semoule 40 g de beurre 200 g de palourdes 100 g de petits pois cuits ½ oignon rouge haché ½ bouquet de basilic 2 citrons 5 cl d'huile d'olive en option : menthe et ciboulette* Préparation : Faites tremper les palourdes dans de l'eau salée pendant au moins une heure Je change l'eau plusieurs fois pour être sûre de ne plus avoir du sable dans les palourdes Pendant ce temps, faites bouillir un grand volume d'eau salée Placez la semoule dans un saladier et couvrez d'eau bouillante à hauteur Couvrez et laissez gonfler pendant 5 minutes Passé ce temps, ajoutez le beurre et égrainez à la fourchette Laissez refroidir Égouttez les palourdes et places-les dans une petite casserole Couvrez et faites chauffer à feu vif pendant quelques minutes afin que toutes les palourdes soient ouvertes Décoquillez-en une partie (conservez-en une partie entières pour le service) Dans une poêle beurrée, saisissez les salicornes pendant 3 à 4 minutes environ, hachez-les grossièrement Ciselez le basilic Mélangez la semoule, les petits pois, le basilic et l'oignon rouge Ajoutez les salicornes et les palourdes Assaisonnez de jus de citron (vérifiez avant de mettre tout le jus) et d'un trait d'huile d'olive *Ce n'est pas mentionné dans la recette du Grand Frais, mais j'ai ajouté de la menthe et de la ciboulette, car je trouvais que cela manquait un peu de peps.
l'Association Les Amis du Pays Catalan nous a réservé des places pour Les Grands Jeux Romains aux Arènes de Nîmes du 5 mai 2019. Nous sommes arrivés à Nîmes le matin vers 11 heures et nous avions quartier libre jusqu'à 15 heures, l'heure du début du spectacle. Je me suis donc promené un peu dans la ville que je ne connaissais pas encore.
La Fontaine de Pradier
La jeune femme debout de la fontaine, représente la ville de Nîmes. Celle-ci porte comme couronne les monuments romains emblématiques de la ville : les arènes et la colonnade de la Maison Carré.
Cette Louve capitoline, ici sans Romulus et Rémus, a été créée en 2018 pour la Pégoulade (défile folklorique) qui était sous le signe de la Romanité. Elle est le symbole associé à la mythique légende de Romulus et Rémus et à la fondation de Rome.
Le Musée de la Romanité
Jolie façade de l'Hôtel de Ville
La fontaine au crocodile
Quand je prépare un article touristique pour mon blog je fais des recherches sur internet et j'apprends plein de choses très intéressantes. Par exemple au sujet de cette fontaine au crocodile et au palmier. Après la campagne d’Egypte, certains des soldats d’Auguste s’installèrent à Nîmes. Leur victoire fut symbolisée par un crocodile enchaîné (l'Egypte vaincue) à un palmier, une représentation reprise alors sur des pièces de monnaie frappées à Nîmes et devenue bien plus tard les armes puis l’emblème de la ville. Dans les années 1980, l'association palmier / crocodile est réinterprétée, à la demande du maire de Nîmes de l'époque, par Philippe Starcket est présente un peu partout dans la ville :
L'Amphithéâtre, aujourd'hui appelé Les Arènes où aura lieu le spectacle
Aujourd'hui, les Arènes accueillent une vingtaine de corridas et de courses camarguaises chaque année et diverses manifestations culturelles, concerts, reconstitutions historiques, etc. En dehors de ces événements, l'édifice est ouvert à la visite toute l'année. J'ai vu l'affiche qui annonçait pour cet été entre autres les artistes Elton John, Kendji, Obispo, Status Quo, Marc Knopfler, Tears for Fears, Bruel .... et beaucoup d'autres encore.
Devant les Arènes se trouve cette statue érigée en hommage au matador français Christian Montcouquiol dit « Nimeño II ». Nombreux sont les touristes qui prennent des selfies devant cette statue.
Sur l'Esplanade qui mène aux Arènes beaucoup de stands étaient installés qui proposant des objets romains : on pouvait y acheter des costumes romains, textiles, bijoux anciens, ceintures, pièces de monnaies, objets artisanaux reconstitués selon les critères de l'époque, mais également des produits alimentaires du coin. Ici César ou Hadrien a l'air de s'ennuyer un peu...
Dans la ville j'ai croisé beaucoup de locaux qui se sont travestis en romains et ici sur la photo même en Astérix.
En passant sur l'Esplanade devant ces 2 beaux hommes je les ai entendu parler italien. Alors bien sûr je n'ai pu m'empêcher de mettre en pratique mes peu de connaissances de cette belle langue. Ils m'ont expliqué qu'ils participaient au spectacle auquel j'allais assister l'après-midi. Ils étaient déjà habillés et maquillés et profitaient d'un moment de libre pour boire une bière. Je leur ai demandé si je pouvais les prendre en photos, qu'ils ont accepté sans hésitation et ils ont caché aussitôt leurs verres de bière. Je leur ai dit que ce n'était pas la peine, mais ils estimaient qu'ils devaient faire honneur à leur personnage du spectacle et ne pas se montrer avec un verre de bière à la main. Bravo !
Le spectacle a eu lieu avec la participation bénévole de plusieurs troupes venant de France, Italie et Croatie.
A partir de midi j'ai pu assister au défilé dans la rue des artistes participant au spectacle.
Ensuite je me suis installée à une terrasse près des arènes pour boire un café (on avait déjà pique-niqué en chemin), après quoi je me suis rendue tout doucement aux arènes où on est entré vers 15 heures..
Les Arènes commencent à se remplir peu à peu
Surnommée la "Rome française", Nîmes possède les monuments romains les mieux conservés au monde, dont les Arènes.
Le programme du spectacle a été distribué gratuitement. Et le déroulement du spectacle que je vais vous raconter ci-après est pris dans ce programme.
La reconstitution qui est proposée est une évocation de jeux tels qu'ils pouvaient avoir lieu à Nîmes en 122. Les costumes, les armes et les équipements utilisés s'appuient sur des sources historiques et archéologiques précises. Les techniques de combat présentées sont également le fruit d’expérimentations rigoureuses. Les costumes des 500 reconstituteurs sont fabriqués avec les mêmes matériaux que ceux utilisés dans l'antiquité. Ils sont issus de recherches archéologiques minutieuses et sont validés par des historiens.
Cette 10ème édition des Grands Jeux Romains met à l'honneur les Rois Barbares et l'invasion de Cimbres, des Teutons et des Ambrons que les Romains ont dû affronter entre 113 et 101 avant J.C.
Ces Jeux commémorent la visite de l'Empereur Hadrien en 122, dans la Colonia Augusua Nemausus. Les textes antiques attestent que cette visite a bien eu lieu. A cette époque Rome est à l'apogée de sa puissance.
La visite d'un empereur dans une ville de province est exceptionnelle. Il est donc d'usage qu'il offre des jeux fastueux pour célébrer l'événement. Parmi ces jeux, les empereurs romains apprécient les reconstitutions mettant en scène la gloire passée de leurs ancêtres, leurs faits de guerre ou des mythes liés au culte gréco-romain..
L'empereur propose d'assister à plusieurs démonstrations à commencer par une phalange macédonienne, redoutable combat de l'infanterie macédonienne.
Une autre démonstration est celle d'un munus, un spectacle de combats de gladiateurs. Au début du spectacle on avait distribué des serviettes en papier au public, des serviettes blanches à une partie du public, des rouges à l'autre partie du public. Au moment du spectacle de combats de gladiateurs le public pouvait miser sur son combattant préféré. En agitant ses serviettes (mappas) on peut demander grâce et en criant "lugula" pour la mise à mort.
L'Empereur Hadrien propose maintenant d'évoquer une des plus belles victoires de Rome contre les Rois Barbares. Les Rois barbares avaient vaincu les romaines à Arausio (actuellement Orange) et puis les barbares ravagent Nemausus (Nîmes).
Les tribus barbares pillent et détruisent l'oppidum gaulois de Nîmes
Le Sénat de Rome
Rome doit intervenir car les barbares finiront par menacer l'Italie. Le sénat en appelle au général Caius Marius pour anéantir ces barbares et sauver Rome.
Le général Marius et son armée débarquent à Massilia (Marseille) avec ses galères et ses légionnaires, ville grècque, alliée de Rome
Marius fait construire un camp près d'Arelate (Arles)
Le Roi barbare Teutobod mène les Teutons pour encercler le camp romain