Il me restait de la Saint Nicolas des pepernoten, ce sont des petits biscuits à base de plusieurs épices comme la cannelle, les clous de girofle, du gingembre et bien plus encore qu'on mange aux Pays-Bas à l'occasion de la Fête de Saint Nicolas. Et comme je n'aime pas gaspiller j'ai cherché ce que je pourrais bien faire avec. On peut aussi les remplacer par des speculaas. Ce dessert se laisse bien manger à n'importe quelle période de l'année !
Ingrédients :
250 ml de crème non sucrée 250 g de mascarpone 2 cuillères à soupe de sucre une poignée de pepernoten ou du speculaas de lasauce caramel des grains de café enrobés de chocolat
Préparation :
Fouetter le mascarpone dans un bol jusqu'à ce qu'il soit lisse
Ajouter ensuite la crème liquide et le sucre et fouetter délicatement
Augmenter ensuite la vitesse du batteur et fouetter le tout jusqu'à obtenir une crème fouettée au mascarpone, onctueuse et légère.
Ecraser les pepernoten avec un rouleau à pâtisserie Déposer des miettes de pepernoten au fond des verres, puis ajouter délicatement de la crème fouettée et napper de sauce caramel Pour finir, terminer en beauté avec des pepernoten et des grains de café enrobés de chocolat.
Je vous ai parlé de l'artisan producteur Yves Guizard, amateur de piments, qui s'est lancé dans la production de plusieurs variétés de piments à Rodès dans les Pyrénées Orientales. Lors de ma visite de son exploitation il m'avait invitée à la présentation officielle qui aurait lieu dans les bureaux de mon fils à Perpignan le 17 octobre 2025.
Yves avait joliment présenté quelques variétés de piments qu'il cultive (Piment végétarien, Peppa peach, White Fantasy, Aji Melocoton, Sugar Rush, Madame Jeanette, et Habanero) et nous avons pu les déguster avec du pain, du fromage, du foie gras, du saumon gravlax et bien d'autres bonnes choses.
Certains ont voulu se lancer le défi de déguster le piment le plus piquant sur l'échelle de Scoville de la collection présentée et j'ai cru voir des flammes sortir de leurs oreilles.
Guillaume Geniez des Caves de Maillol de Perpignan nous a proposé une sélection de vins choisis pour accompagner la dégustation des piments. Et comme il avait appris que j'avais préparé des chocolats au piment il m'a fait déguster un vin qui se mariait bien avec. Hélas, j'ai oublié lequel.
J'ai feuilleté le livre de recettes traduit de l'italien "Eloge du piment" présent au bureau de mon fils la durée de l'événement et j'ai su tout de suite qu'il me le fallait ! Plus de 110 recettes préparées avec toutes les variétés de piments possibles et impossibles, traduites de l'italien (Peperoncino. Momenti di passione piccante de Cinzia Trenchi).
Quand j'ai commencé à le chercher sur internet j'ai vu des prix exorbitants allant de 99,99 € à 140 € pour un livre qui a couté neuf 22 €. Mais je n'ai pas lâché l'affaire et j'ai fini par le trouver sur Ebay pour 13 € y compris les frais d'expédition en très bonne état en plus. Me voilà comblée. La plupart des recettes sont très simples et même si on n'utilise pas les piments préconisés rien ne m'empêche d'utiliser ceux que je trouve dans le commerce. J'en ai déjà sélectionné quelques unes que j'ai envie de tester que je publierai ensuite sur mon blog.
Nous avons terminé les dégustations avec les chocolats que j'avais préparés avec le piment qu'Yves m'avait donné à cet effet. Comme c'était la première fois que je me lançais dans cette aventure de chocolat au piment cela n'a pas été évident de trouver tout de suite le bon dosage de piment. Mais bon, je m'en suis assez bien sortie. Pour ma recette c'est ici.
J'attends avec impatience le lancement de la commercialisation des piments.
Ma petite fille voulait à tout prix faire des gâteaux de Noël, mais déjà 2 semaines avant Noël. Finalement nous avons décidé qu'elle porterait le gâteau à l'école à l'occasion du goûter pour son anniversaire. Pour décorer le gâteau j'avais des tubes de colorants. Mais si vous n'en avez pas vous pourrez faire le glaçage vous même. Je n'ai pas pensé à faire une photos du résultat final avec les billes dorées.
Ingrédients :
4 œufs 250 g de farine 135 g de beurre 250 g de chocolat noir 1½ sachet de levure chimique 100 g de sucre
Pour la garniture :
250 g de sucre glace 6 cl de lait colorant alimentaire billes en sucre
Préparation :
Préchauffer le four à 180°
Faire fondre le chocolat au bain marie avec le beurre Mélanger les jaunes d'œufs avec le sucre dans un bol puis ajouter le mélange au chocolat Verser la farine et la levure Mélanger pour obtenir une pâte homogène Battre les blancs d'œuf en neige Mélanger délicatement à la pâte
Beurrer un moule à charnière rond de Ø 26 cm puis fariner Verser la pâte dans le moule et enfourner pendant 20 minutes Laisser refroidir le gâteau puis le retourner avant de le découper découper en 12 parts
Mélanger le sucre glace avec le lait et le colorant Placer le glaçage dans une poche à douille puis décorer le gâteau pour former de belles guirlandes comme sur un sapin ! Peaufiner le glaçage avec des décorations en sucre
Conseil : vous pouvez ajouter des brochettes en bois pour faire le tronc du sapin.
Suite à ma rencontre avecl'artisan producteur de piments à Rodèsil m'a invitée pour une présentation officielle des variétés de piments qu'il cultive. Je vous parlerai de cette "fête du piment" ultérieurement sur ce blog. Pour cette fête j'ai fabriqué des chocolats au piment pour lesquels il m'avait fourni des piments végétariens séchés réduits en poudre.
Si j'en refais un jour, j'essaierai de m'améliorer pour obtenir du chocolat plus brillant en utilisant la technique de l'ensemencement. N'est pas chocolatier qui veut ! Mais les invités ont quand-même bien aimé. J'ai fait des chocolats au lait et des chocolats noirs.
Ingrédients pour 36 chocolats :
2 tablettes de 200 g de chocolat noir 2 tablettes de 100 g de chocolat au lait ½ mangue 6 g de piment végétarien séché en poudre
Pour la décoration :
quelques feuilles d'or grains de café au chocolat
Ustensiles :
une casserole bain Marie
un moule en silicone
Préparation pour 200 g de chocolat :
Eplucher la mangue et couper en petits cubes Faire fondre le chocolat au bain Marie Ajouter 2 g de piment en poudre Mélanger Verser un fond de chocolat dans le moule Ajouter quelques menus morceaux de mangue Couvrir de chocolat jusqu'au bord Laisser refroidir au frigidaire Quand le chocolat a presque durci poser un grain de café au chocolat dessus Une fois les chocolats bien durcis, démouler Pour garnir avec de la feuille d'or j'ai préféré attendre que les chocolats soient bien durcis.
Pour l'Association Le Cercle Néerlandais Catalunya j'ai organisé une sortie de découverte d'une boulangerie de pain artisanal au levain et de la chocolaterie Cantaloup qui s'appelle maintenant Cemoi. Le tout couronné d'un délicieux repas au restaurant le Yucca.
Le Four au bois de la boulangerie
J'ignorais que parmi nos membres plusieurs étaient fils ou fille de boulanger à qui cette visite avait un attrait particulier.
La pesée de fruits et noisettes
La boulangerie prépare toutes sortes de pain qui sont maintenant prêts à être enfournés.
Nous avons pu acheter sur place du pain aux noix, du pain d'épeautre, pain complet......
Comme il était encore un peu tôt pour aller au restaurant nous avons pris un café au bar du coin.
Nous voilà autour de la table du Restaurant Toque Blanche d'Alain Delprat "Le Yucca".
Apéritif cocktail au champagne Feuilletés et amuses bouche
"Le Yucca"est situé depuis plus de 35 ans dans le cadre paisible et verdoyant du Château du Parc Ducup, où la famille Delprat nous reçoit dans son restaurant installé dans l’ancienne volière du château. Alain Delprat est membre des Toques blanches du Roussillon ainsi que de la prestigieuse association des Maîtres cuisiniers de France.
Photo empruntée du site du Yucca
Photo envoyée par Reina
Photo envoyée par Reina
Photo envoyée par Reina
Photo envoyée par Reina
Photo envoyée par Reina
Moelleux de rouget en tapenade et pulpe de pommes de terre à l'huile d'olive vierge
Longe de veau jus au Banyuls Garniture de saison
Assiette de délices du Yucca Café
Et les plats étaient servis avec des vins du Roussillon Dom Brial Les Camines blanc et rouge
Photo envoyée par Reina
Photo envoyée par Reina
A la fin du repas Alain Delprat est venu à la table et m'a remis un exemplaire du magazine épicurien des Toques Blanches du Roussillon/Occitanie et le Guide 2024 des Maîtres Cuisiniers de France. J'avais déjeuné chez lui au mois de février où il m'avait appris que les Toques Blanches du Roussillon avaient lancé un magazine trimestriel gratuit à Perpignan qui met en avant le travail des chefs et des producteurs locaux. Il est disponible dans les restaurants des membres, chez les partenaires et annonceurs ainsi que dans un réseau de lieux sélectionnés. Intégralement financé par la publicité, il propose des contenus rédactionnels et photographiques 100% exclusifs et locaux : chefs d’ici, interviews épicuriennes, portraits de personnalités, reportages chez les producteurs, recettes, cahier vin. A cette occasion il m'en avait déjà offert 3 exemplaires. J'y ai déniché plusieurs recettes de chef que je me sens capable de préparer, mais la plupart sont quand-même assez compliquées !
Nous partons ensuite pour la visite de la chocolaterie Cantaloup Cémoi. Tout commence au XIX siècle à Arles-sur-Tech, où Louis Parès crée sachocolaterie françaisedevenue rapidement une entreprise renommée. Le savoir-faire du chocolat “à la française”, donnera naissance à la société Cantaloup-Catala déplacée par la suite sur le site d’Orles et reprise par la Famille Poirrier en 1962 sous le nom Cantalou. Suite à de nombreux développements à l’international et en France, la marque Cemoi devient, en 1981, la marque phare du Groupe représentant le savoir-faire français.
On peut y suivre des ateliers de chocolat
Les oursins à la guimauve...
Mais moi je me rappelle surtout des délicieux chocolats Malakoff, qu'on ne trouve plus qu'à la boutique attenant à la chocolaterie. Et je ne me suis pas privée d'en acheter et de les faire découvrir à mes compatriotes.
Et en écrivant cet article j'apprends pourquoi on appelle ces chocolats avec ce nom "bizarre" et comme je trouve l'histoire très originale je vous la donne ci-dessous :
Napoléon III demande à Jean-Louis Pupier, le grand chocolatier de l’époque à Saint Etienne, de créer une confiserie pour rendre hommage aux vainqueurs de la bataille de Malakoff. Ainsi naquit la barre de Chocolat Malakoff. Dans les années cinquante, le Malakoff est racheté par la Chocolaterie Cantaloup-Catala. En 1962, la chocolaterie est achetée par la famille Poirrier. Cantaloup-Catala devient Cantalou jusqu’en 1981. Cémoi, chocolaterie grenobloise est liquidée en 1973. Cantalou en achète les droits de la marque pour l’ensemble de sa production. La société Cemoi qui, durant deux générations, alimente les familles catalanes et d’ailleurs en barres chocolatées jusqu’à l’arrêt de sa fabrication, fin 1990. En 2011, Cemoi relance la fabrication du Malakoff.
Donc pour les inconditionnels du Malakoff, rendez-vous à la boutique Cemoi
Luana Belmondo présente sur TV Monaco la série La Dolce Vita Riviera où elle aborde 3 sujets : culture art tourisme - artisanat luxe savoir-faire - gastronomie cuisine, exactement le genre de documentaires qui me plaisent. Dans l'épisode 1 elle nous fait découvrir Ventimiglia, la première ville italienne après la frontière. J'y suis passée en coup de vent il y a quelques années et ce programme m'a donné envie d'y retourner pour 2 ou 3 jours. Ce n'est qu'à 6 heures de route de chez moi !
Dans cet épisode elle nous fait découvrir les castagnoles di Ventimiglia. Les castagnoles di Ventimiglia sont un dessert né au XIXe siècle grâce à la créativité et à la capacité de se débrouiller de la cuisine populaire. À l'époque, en effet, seules les familles les plus riches pouvaient s'offrir les délicieux et coûteux marrons glacés. Pour les imiter, ces délicieuses pâtisseries sont nées.
Le nom de ces gâteaux suggère que les ingrédients comprennent des châtaignes ou de la farine de châtaignes. Il n'en est rien, la castagnola évoque la forme et la couleur d'une vraie châtaigne, mais contient du cacao, du chocolat, du café et des épices et ni de beurre ni de matière grasse.
Pour promouvoir ce gâteau typique de la ville ligure le Circolo della Castagnola di Ventimiglia a été créé auquel le maire de la ville a confié la gestion de la marque De.Co. (Denominazione Comunale) avec l'obligation de contrôler le respect des caractéristiques du produit.
J'aime bien ces traditions et elles m'ont inspirée de me lancer dans la fabrication de ces gâteaux, même si je ne suis pas trop "pâtissière"
Ingrédients pour une trentaine de castagnoles :
300 g de farine 00 200 g de sucre 50 g de cacao 50 g de chocolat noir 200 ml de café 1 càc rase de cannelle 1 càc clous de girofle en poudre 1 pincée de sel 1 càc de levure chimique eau de fleur d'oranger sucre
Préparation :
Préparer le café Réserver
Il est conseillé d'en faire un peu plus pour l'ajouter à la pâte si elle est trop sèche Si vous n'avez pas de clous de girofle moulus, vous pouvez les pulvériser dans un robot culinaire avec le sucre
Dans une casserole, faire fondre le chocolat noir haché dans 150 ml de café Mélanger avec un fouet ou une cuillère Réserver le reste du café
Sur le plan de travail verser la farine, le sucre, le cacao, le chocolat noir (préalablement fondu dans du café liquide), la cannelle, les clous de girofle en poudre, le sel et la levure
Pétrir en mélangeant bien les ingrédients Ajouter plus de café si nécessaire pour obtenir une pâte molle et non collante
Laissez reposer la pâte pendant dix minutes
Former ensuite des boudins et couper des morceaux de la taille d'une châtaigne et, dans la paume des mains, former des boules de 25 g environ
Préchauffer le four à 190°C statique
Couvrir la plaque de cuisson de papier sulfurisé et graissé d'huile à l'aide d'un pinceau
Préparer deux petits bols : l'un avec un peu de sucre et l'autre avec un peu d'eau de fleur d'oranger Disposer les boules obtenues (à environ 2 cm les unes des autres) sur la plaque, après avoir humidifié le dessus dans l'eau de fleur d'oranger puis plongé dans le sucre, seulement le dessus
Enfourner pendant 10 minutes Sortir du four et laisser refroidir. Mon invité du mercredi et moi avons beaucoup apprécié ces castagnole et j'en ferai certainement plus souvent.
Quand j'achète une pastèque j'en ai pour un bon moment. La recette d'aujourd'hui m'a permis de varier un peu l'utilisation de ce fruit d'été par excellence. Je l'ai trouvée dans le journal néerlandais NRC où Janneke Vreugdenhil publie chaque samedi ses propres recettes ou bien celles qu'elle a dénichées dans un livre de cuisine qui vient de sortir. Celle-ci est du livre "The Food of Sicily" écrit par Fabrizia Lanza.
J'aurais tant aimé ramener de mon voyage en Sicile un des ces magnifiques cache-pots en forme de tête.
Astuce pour les expats néerlandais qui suivent mon blog :
J'ai trouvé un système pour accéder à ce journal sans abonnement. Chaque dimanche le NRC m'envoie par mail l'annonce de quelques articles de son édition du samedi, dont la recette hebdomadaire de Janneke. Une fois que je connais le titre de sa recette je cherche sur internet : NRC suivi du titre de la recette. Si je clique dessus, c'est foutu et je reçois une invitation pour m'abonner au journal. Par contre si je clique sur "traduire cette page" la recette s'affiche en français. Une fois en possession de cette version je peux revenir éventuellement à la version originale en cliquant sur une case en haut à droite de la page et me voilà en possession du texte néerlandais....
J'avoue que je ne connaissais pas du tout cette spécialité sicilienne qui se décore traditionnellement avec des éclats de chocolat, des pistaches hachées et des fleurs de jasmin. J'avais tous les ingrédients à la maison sauf les fleurs de jasmin. Ce dessert aux racines indéniablement orientales dont l'effet « mille et une nuits » est encore plus fort lorsque il est garni de pistaches et chocolat.
Ingrédients :
un morceau de pastèque de 1,5 kilo environ (pour obtenir 750 ml de purée) 35 g de maïzena 75 à 100 g de sucre pistaches hachées éclats de chocolat noir fleurs de jasmin (à remplacer éventuellement par d'autres fleurs comestibles)
Préparation :
Couper la peau de la pastèque et couper la chair en morceau Réduire dans le blender en purée Utiliser un tamis pour filtrer la purée
Verser la plus grande partie de ce jus dans une casserole Dans un bol mélanger la maïzena avec le sucre et ajouter le reste du jus Mélanger pour obtenir une crème homogène
Chauffer le jus de pastèque dans la casserole et ajouter la crème de maïzena avant que le jus bouille Fouetter sans cesse et laisser cuire environ 1 minutes
Verser le mélange dans vos récipients de service Laisser refroidir puis mettre au réfrigérateur
Juste avant de servir garnir votre gelo de pistaches hachées et d'éclats de chocolat et si vous en avez des fleurs de jasmin.