Aujourd'hui nous allons visiter l'église de la Mortorana à gauche sur la photo ci-dessous. Vue de l'extérieur on ne s'attend pas découvrir tant de beautéet l’éclat de ses mosaïques dorées à l'intérieur.
Piazza Bellini avec à gauche l'église de la Martorana
Georges d'Antioche, amiral du roi Roger II, fit édifier cette église en l'honneur de la Vierge Marie.
George d'Antioche au pied de la Vierge Marie
Mosaïque de Roger II couronné par le Christ
Depuis le 3 juillet 2015, l'église fait partie du patrimoine mondial ( UNESCO ) en tant qu'élément de l' itinéraire arabo-normand de Palerme, Cefalù et Monreale.
La mort de la Sainte Vierge
L'autel abrite un précieux tabernacle en lapis-lazuli, une pierre de bleu azur.
Après cette visite nous passons devant les vestiges de la splendeur des familles aristocrates siciliennes et nous nous dirigeons vers le Palazzo Abatellis en passant par le jardin Garibaldi.
Voici l’un des jardins les plus agréables de la capitale sicilienne. Il est à la fois bien entretenu et planté de nombreuses essences dont certaines très impressionnantes.
On dit que le plus grand arbre d’Europe pousserait dans le jardin Garibaldi. Il s’agit d’un ficus originaire de Nouvelle Zélande.
J'en avais bien sûr entendu parler, mais je n'avais jamais visité Périllos, ce village dans les Corbières, connu pour être abandonné. La route menant à Périllos ne va pas plus loin. On ne peut pas y passer par hasard : on y vient uniquement si on l’a décidé. Et c'est ce que j'ai fait ce début de décembre. J'ai profité d'une belle journée ensoleillée pour découvrir ce petit village qui se compose d’une église, des ruines de la tour castrale dont il reste une arche, et d’une dizaine de maisons accolées.
Périllos est rattachée à Opoul par arrêté préfectoral du pour former la nouvelle commune d'Opoul-Perillos. Périllos, située à une dizaine de kilomètres plus haut dans la montagne, est pratiquement désertée depuis la Seconde Guerre mondiale en raison de son isolement (pas de raccordement aux réseaux d'électricité et d'eau courante).
Périllos est un village dépeuplé. Situé sur un site aride fantastique il est en cours de réhabilitation depuis 2006.
De Périllos on peut apercevoir la mer
En 1978, le dernier habitant de Périllos a décidé de quitter le village. Il s’appelait Aimé. Depuis, Périllos fascine, séduit, intrigue aussi. Si le nom et la réputation de ce « village fantôme » sont bien connus, il reste pourtant totalement étranger à qui n’a pas physiquement foulé ses rues ! Car Périllos ne s’offre pas si facilement ! A partir du village d’Opoul, pendant plus de 10 km, à perte de vue la garrigue chante, embaume, rayonne ! Au détour de cette route étroite, sous la surveillance des ruines du château d’Opoul, le « virage du vent » surprend le visiteur et annonce la couleur. Et, tout à coup, absolu et majestueux, voici que se dresse le village ruiné de Périllos.
Plusieurs maisons ont été refaites, réhabilitées ou simplement rénovées, et peu à peu, Périllos reprend vie. Toutefois, son isolement profond ne permettra pas un développement significatif.
Une maison en rénovation
En été on peut apercevoir sur le parking, quelques tentes attestant d’une présence humaine : seule entorse au calme de lieu, les bénévoles de l’association « terre de pierres » travaillent depuis plus de 10 ans chaque été à inverser le destin et à redonner vie à cette terre qui fut un jour oublié de tous !
Certes, le village est aujourd’hui à l’abandon. Mais ne voit-on pas, en particulier l’été, un nombre toujours plus grand de promeneurs ? Avec autant de monde qui y circule, le village devait, tôt ou tard, renaître de ses cendres. Ce n’est pas encore fait, loin de là, mais une première activité a vu le jour sur place : il s’agit du "Lézard", une buvette qui accueille des expositions d’artistes locaux. D’après Marcel, d’Opoul, l’un des internautes de passage sur ce site : « S’y rafraîchir à l’ombre du gros figuier après avoir visité la ou les expositions d’artistes divers est un moment de bonheur. »
L'église, de style typiquement roman, surmonté d'un clocher-mur.
Un petit cimetière à côté de l'église
La chapelle Sainte Barbe est une petite chapelle isolée le long de la route de Périllos, près du hameau. Elle est relativement récente, ayant été construite en 1907. À l'état de ruine en 1985, elle a été restaurée récemment.
Nous avons profité de notre après-midi de libre pour visiter le marché Ballarò, pour moi un must. J'adore les marchés, surtout en Italie. Ils sont un peu bordéliques, mais les produits sont toujours frais et très bien présentés.
Avec un petit groupe nous nous y rendons à pied. J'aime imprégner l'ambiance de la rue, observer les gens.
En traversant la Piazza Casa Professa en direction du marché de Ballarò, les passants sont accueillis par une fresque colorée portant l'inscription « Si vucia s'abbannia, Ballarò è magia ! » J'ai essayé de trouver la traduction qui voudrait dire : on s'y promène, on s'y détend, Ballarò est magique !
Nous traversons d'abord la rue du streetfood, la spécialité du marché.
la stigghiola
Une des spécialités du streetfood sicilien sont les abats. J'ai déjà goûté la milza (la rate) à l'Antica Focacceria et je regrette après coup de ne pas avoir tenté la stigghiola. Mais je ne savais pas ce que c'était et à vrai dire cela n'avait pas vraiment l'air appétissant et en plus on venait de se lever de table ! La stigghiola est le boyau de l'agneau assaisonné qu'on enroule autour d'une branche de persil et d'un oignon et que l'on fait griller.
En Italie on présente les artichauts avec une longue tige et on les nettoie devant vous. A la fin du marché les feuilles et les épluchures forment un énorme tas parterre.
A plusieurs endroits on vous propose des jus de fruits pressés (grenades, oranges, oranges sanguines).
Ça sent la fin du marché
A la fin de ce tour du marche on visite l'Oratorio del Santissimo Rosario in San Domenico. Au fond se trouve un tableau Sainte Rosalie, réalisé par le peintre flamand Antoine van Dyck à Palerme, qui a réalisé un plus grand nombre de tableaux la représentant quand il était pris au piège à Palerme lors de l’épidémie de la peste de 1624.
Le tableau représente Rosalie de Palerme recevant une couronne de fleurs d'un putti.
Ella aurait délivré Palerme de la peste et depuis elle est vénérée comme la Sainte patronne de Palerme. Pendant la pandémie de Covid certains habitants de Palerme l'ont invoquée pour protéger la ville.
J'ai quitté le groupe, car je n'avais plus envie de passer du temps dans l'oratorio. Dans la rue je m'arrête devant cette fresque de Sainte Rosalie tenant dans sa main gauche un crâne.
Sainte Rosalia une œuvre de l'artiste graffeuritalien TvBoy
Assez fatiguée de la journée je me dirige peu à peu vers l'hôtel. Sur le chemin je fais encore quelques photos.
Le soir je retrouve des covoyageurs pour aller boire un spritz accompagné de quelques antipasti.