Après le restaurant je me balade un peu sur les routes très calmes où l'on peut s'arrêter même au milieu de la route pour prendre une photo sans qu'on vous claxonne, enfin... sauf exception. A force j'étais devenue une automobiliste très indisciplinée et à un moment donné on me l'a quand-même fait comprendre. Je croyais les habitants plus cool que ça, il y en avait un qui m'a même fait des gestes avec les bras que j'ai fait semblant de ne pas comprendre et en réponse je lui ai fait un grand sourire en lui montrant mon appareil photo.
Une belle maison aux colombages à Chalabre
De là je pars dans la direction de Camon que j'avais noté sur ma liste des endroits à visiter en Ariège. Camon a le label des Plus beaux villages de France.
La porte d’entrée du villagedotée d’un clocher, unique et très bien conservée.
Je longe les remparts et profite de l'ombre sous les arbres.
Ensuite j'ai suivi les panneaux pour le Château de Lagarde, mais une fois arrivée sur place, impossible de se rapprocher pour faire des photos. Le château, enfin les ruines du château, se trouvent dans un grand parc clôturé et on ne peut rien distinguer de l'édifice. J'ai rencontré un passant qui m'a expliqué qu'il fallait s'éloigner du lieu de quelques kilomètres pour pouvoir l'apercevoir. J'ai fait plusieurs arrêts à des endroits différents, mais sans trop de succès. Ci-dessous le mieux que j'ai pu obtenir. Je crois qu'en été on organise dans le parc des spectacles avec comme décor les ruines. Avec un bon éclairage pour les mettre en valeur cela doit être joli quand même.
La journée a été longue et je retourne à "ma" yourte où je croise la loueuse qui vit également dans une grande yourte juste à côté. Après lui avoir raconté ma journée elle m'a demandé si j'avais déjà dîné. J'avais l'intention de manger quelques bricoles que j'avais dans le frigo, mais un peu plus tard elle est venue me porter une assiette de pâtes qu'elle avait préparées selon la recette d'un ami chilien, je crois me souvenir. Sympa !!!
En souvenir d'une glace au yaourt de brebis dégustée aux Pays Basque, j'ai préparé cette recette.
Ingrédients :
500 g de yaourt de brebis
120 g de sucre en poudre
20 cl de crème liquide
Préparation :
Dans un saladier, mélanger le yaourt avec le sucre en poudre
Dans un autre saladier monter la crème liquide bien froide en chantilly à l'aide du batteur électrique, puis incorporez-la à la préparation précédente
Versez le mélange dans la sorbetière et lancez le cycle de turbinage. Placez ensuite la glace pendant 2 heures au congélateur pour obtenir une consistance plus ferme.
Récemment j'ai découvert l'ouverture d'une épicerie portugaise à Mas Guérido près de Perpignan : Le Portugal dans le panier et j'y ai bien sûr fait un tour. J'y ai acheté du vin, du chouriço et des batata frita caseira qu'on utilise dans le Bacalau à Brás ou Atum à Brás.
Batata Frita Caseira
Au rayon congelés j'ai trouvé de la julienne de Choux cavalier déjà émincé très finement. Ce chou sert à préparer le fameux Caldo verde (Bouillon vert) :
Julienne de chou cavalier surgelé
J'ai trouvé plusieurs recettes, elles sont toutes presque identiques. Bon, c'est pour dire que j'ai fait une fois du Caldo verde, mais je ne pense pas en refaire. J'en parle ici pour vous signaler l'existence de cette nouvelle épicerie et le fait d'y trouver ce chou typiquement portugais que je n'ai pas encore vu ailleurs dans les magasins à Perpignan.
Cette soupe est un peu fade et j'y ai donc apporté un peu de piquant, ce qui n'est pas fidèle à la recette. Dans beaucoup de recettes on précise qu'on peut remplacer ce chou cavalier par du chou kale, ce qui doit changer complètement le goût, je pense. Sans le chouriço cette recette est végétarienne.
Ingrédients :
300 g de pommes de terre
½ oignon
1 gousse d'ail
250 g de chou cavalier finement émincé
huile d'olive
fleur de sel
chouriço
1 l d'eau
j'ai ajouté 1 cube bouillon de légumes et un peu de flocons de piments
Préparation :
Eplucher les pommes de terre Cuire les pommes de terre avec l'oignon et l'ail dans une casserole dans 1 litre d'eau salée Pendant ce temps enlever la peau du chouriço et couper la saucisse en tranches
Réduire les pommes de terre et l'oignon cuits en purée à l'aide d'un mixeur plongeant
Ajouter le chou émincé
Cuire encore 15 minutes
Mélanger l'huile d'olive dans la soupe
Verser la soupe dans les assiettes et garnir avec quelques tranches de chouriço.
Ce dimanche nous avions réservé le bus pour Essaouira. J'étais assez étonnée de voir monter à bord du bus un guide, mais d'après ma sœur il s'agissait bien d'une excursion avec guide. Je ne sais pas pourquoi, mais d'emblée je trouvais ce "guide" antipathique. Mais bon, l'important était que le bus nous amène à destination.
En chemin j'ai pu prendre cette photo du bus : Les arganiers produisent un fruit que les chèvres aiment bien : ils grimpent jusqu'à 9 mètres de haut pour goûter ces fruits amers, qui constituent près de 84 % de leurrégime alimentaire. Selon la tradition, les hommes collectent les noix d'argan dans les excréments des chèvres, qui ne les digèrent pas. Ces noix servent ensuite à la fabrication de l'huile d'argan. Aujourd'hui, la plupart des femmes berbères sont en charge de cette activité.
Il était prévu qu'on s'arrêterait à une coopérative pour l'extraction de l'huile d'argan. La coopérative emploie exclusivement des femmes pour travailler les noix. Ces coopératives sont assez nombreuses entre Essaouira et Marrakech. Cela permet de fournir un travail rémunéré aux femmes qui obtiennent ainsi une certaine autonomie. Environ 2000 femmes travaillent dans ces coopératives.
Nous poursuivons notre route en direction d'Essaouira que j'appelle la ville bleue, car dans mon imagination toute la ville était teintée de bleu. Vous pouvez le constater en regardant mes photos.
Essaouira est une ville portuaire sur la côte atlantique. C'est un spot connu pour la planche à voile et le kite. L'ambiance diffère beaucoup de Marrakech. La ville a des couleurs fraîches blanc et bleu et semble moins poussiéreuse que Marrakech, mais j'aime les deux. Tout comme Marrakech la médina d'Essaouira est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Les pêcheurs vendent le produit de leur pêche dans le port
Les tapis en vente sont accrochés aux façades, ainsi que des tableaux.
Un couturier
Même sur cette photo du bleu ...
A l'arrivée du bus nous avions déjà remarqué les petites baraques des poissonniers qui grillaient des poissons. C'est là que nous voulions manger à midi. Sauf que le guide n'était pas d'accord, il fallait sans faute qu'on vienne avec lui au restaurant qu'il avait choisi pour le groupe. Nous sommes restées sur notre position ce qui n'a pas plu du tout au guide et il nous a fustigé que nous allions nous perdre dans la ville, qu'on allait tomber malade en mangeant du poisson dans ces étals de poissonniers, etc.... Et si on s'entêtait à manger ailleurs qu'au restaurant prévu par lui on n'avait pas le droit de prendre le bus pour le retour à Marrakech ...
Nous avons très bien mangé chez les poissonniers, nous ne sommes pas tombées malades, nous ne nous sommes pas perdues, et nous avons bien pris le même bus pour retourner à Marrakech.
J'ai eu à peu près la même expérience lors d'un séjour avec deux amies à Fez. Le guide voulait à tout prix qu'on mange dans tel ou tel restaurant, qu'on achète les babouches dans tel ou tel boutique... parce qu'il touchait sans doute une commission des commerçants qu'il nous recommandait. C'est une situation désagréable et les guides finissent par se fâcher avec les touristes que nous sommes.
Je n'avais jamais préparé de recette avec des châtaignes, sauf les châtaignes achetées déjà cuites qui accompagnent la volaille du repas de Noël.
C'est pendant une séance de marche nordique que mon instructeur m'a parlé de la préparation des châtaignes. Lui il les ramasse parce qu'il sait où les trouver, mais moi je ne les trouve qu'au supermarché. La preuve en est, à la fin de notre balade je suis passée au supermarché et le hasard a voulu que j'y trouve des châtaignes. Inspirée par le discours de mon instructeur j'en ai acheté aussitôt. Et une fois rentrée à la maison j'ai cherché ce que je pourrais bien préparer avec. Cet excellent velouté aux cèpes est vraiment un régal ! A la place des cèpes frais j'ai utilisé des cèpes séchés (environ 50 grammes que j'hydrate dans de l'eau tiède, que je filtre ensuite et que j'ajoute au velouté). Je suis sûre que mon instructeur de marche nordique n'achète jamais les cèpes, mais qu'il les cueille à la montagne à des endroits qu'il se garde bien de dévoiler.
J'ai saupoudré le velouté d'un peu de poudre de cèpes que j'ai acheté il y a longtemps au marché de Figuères, mais qu'on peut très bien faire soi-même en moulant des cèpes secs. La saison des châtaignes est bien courte, mais vous pouvez préparer ce velouté bien sûr avec des châtaignes en conserves.
Ingrédients :
500 g
de cèpes
200 g
de châtaignes
épluchées
1
échalote 1 gousse d'ail
60 cl
de bouillon
de volaille (à remplacer par du bouillon de légumes pour les végétariens)
20 cl
de crème
liquide
4
œufs
de caille
40 g
de beurre piment d'Espelette sel et poivre huile d'olive
Préparation :
Faites fondre l’échalote ciselée et l’ail haché dans 25 g de beurre 2 minutes sur feu doux.
Ajoutez les cèpes nettoyéset coupés en morceaux.
Mélangez 5 minutes
Ajoutez 150 g de châtaignes
Mélangez encore 2 minutes.
Versez le bouillon et la crème.
Laissez cuire 25 minutes à couvert sur feu doux.
Au terme de la cuisson, mixez la soupe.
Salez, poivrez à votre convenance.
Faites cuire les œufs de caille 2 min dans une casserole d’eau bouillante légèrement salée.
Rafraîchissez-les puis écalez-les délicatement, le jaune étant encore liquide.
Concassez les châtaignes restantes.
Faites-les revenir 2 minutes à la poêle dans 15 g de beurre.
Salez légèrement.
Réchauffez le velouté.
Versez-le dans des coupelles.
Parsemez des châtaignes et de piment d’Espelette.
Déposez un œuf de caille dans chaque coupelle.
Fendez-les avec la pointe d’un couteau pour que le jaune s’écoule.
Servez immédiatement, garni de quelques feuilles de persil, d'un flet d'huile d'olive et d'un peu de poudre de cèpes.