Nous sommes toujours à Berat, la ville aux mille fenêtres, mais j'ai appris qu'il s'agit "d'une grave erreur", car il y en a que 997 ! Nous pourrons les compter la soirée après avoir terminé notre programme de la journée.
Nous traversons à pied les quartiers historiques de la ville. Berat est un exemple typique de la ville ottomane Dans ce quartier on trouve surtout des petits commerces et les artisans tandis que de l'autre côté de la rivière se trouvent les grands commerçants qui font commerce avec l'Italie, la Turquie, l'Autriche et la Grèce.
Nous visitons le musée d'Onufri, installé dans l'église de la Dormition, qui rassemble 200 icônes et les Codex inscrits à l'UNESCO.
Je vous laisse découvrir les magnifiques icônes.
La Cène
Le siège de Constantinople
L'Eglise de la Dormition
A midi nous déjeunons au Castle Hôtel Restaurant.
Une soupe à l'entrée
Surprise ! Salade grecque
Boulettes avec pommes de terre
Kadaif à la crème je crois
L'après midi nous visitons une maison albanaise typique où on nous invite à déguster quelques spécialités albanaises après quoi nous pouvons visiter toutes les pièces de la maison.
En haut de l'escalier la propriétaire de la maison qui nous sert d'abord à l'accueil un verre de raki, une eau de vie, très populaire en Albanie.
Boire un petit coup c'est agréable
Ensuite elle nous propose le Cevizli Sucuk, une confiserie en forme de saucisson, faite avec de la maïzena, de l'eau, du sucre et des noix. La consistance fait penser au loukoum à la fois moelleuse et élastique.
Et bien sûr suivi un café turque, ou dois - je dire café albanais ?
J'ai pu constater que la cuisine albanaise est presque identique à celle de la Grèce et de la Turquie.
Café turc
Après cette visite nous allons compter les fenêtres du centre historique.
Nous prenons le train pour Bagheria, situé à une vingtaine de kilomètres de Palerme, où nous déjeunons à la trattoria Don Ciccio.
On nous sert l'accueil traditionnel : un œuf dur accompagné d'un verre de Zibibbo, un vin fortifié sicilien de renommée mondiale. J'ai trouvé cela très original.
J'ai commandé des costolette di agnelo arrosto (côtelettes d'agneau rôties)
?
Trattoria Don Ciccio
Je n'ai pas oublié de prendre une photo du dessert
Villa Palagonia
Bagheria fut un lieu de villégiature idéal pour de nombreux aristocrates fortunés, soucieux d’y édifier de somptueuses demeures.
Nous consacrons l'après-midi à la visite de la Villa Palagonia, un des joyaux architecturaux les plus fascinants de la Sicile. Également connue sous le nom de « Villa des monstres » en raison des nombreuses statues monstrueuses qui ornent sa façade et ses murs.
La Villa Palagonia remonte au XVIIIe siècle, lorsqu'elle fut commandée par le prince Ferdinando Gravina et Crujllas, à utiliser comme résidence d'été.
Photo empruntée (internet)
La structure quasi circulaire de cette demeure excentrique compose une mise en scène magistrale, transformant le jardin en un véritable théâtre à ciel ouvert.
Les décors intérieurs extravagants, ont suscité la curiosité des voyageurs célèbres du monde entier comme Goethe, Alexandre Dumas...et les élèves de Dante Alighieri Perpignan !
Le point d'orgue de la visite des intérieurs reste la Saladegli Specchi (Galerie des Miroirs) : son plafond, entièrement tapissé de miroirs et orné de peintures d'oiseaux sur fond de ciel, crée un univers en trompe-l'œil.
L'autel personnel du prince pour ses prières
La façade de la Villa Palagonia présente une série de sculptures en pierre représentant des figures bizarres et monstrueuses : sirènes, satyres, griffons et autres créatures mythologiques.
Plusieurs légendes circulent quant à la raison qui a poussé le prince à créer un décor si excentrique: dérision vis-à-vis de sa propre laideur, infidélité de sa belle épouse (certains monstres seraient des représentations de ses amants).
On raconte aussi que le prince Gravina souffrait d'étranges délires et que les statues étaient le reflet de son esprit excentrique.
Je n'ai pas visité le musée Renato Guttoso, la journée a été bien chargée, et j'ai pris le train pour retourner à notre hôtel à Palerme.