La Vierge de l'Annonciation d'Antonello de Messine
En nous rendant à pied au Palazzo Reale nous passons devant ce portrait peint sur un volet roulant dont nous avons vu l'original quelques jours avant au Palazzo Abatellis.
Palazzo Reale
Le Palazzo Reale est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco. Dans ce palais se trouve la Chapelle Palatine, les Appartements royaux,la Sala Ercole qui est le lieu de réunion de l'Assemblée régionale sicilienne et La Sale Duca di Montalto où est organisé actuellement (jusqu'au 28 septembre 2026) l'exposition « Trésors impressionnistes : Monet et la Normandie ». Avec votre billet d'entrée vous pouvez également visiter les Jardins Royaux.
La cour intérieure du Palazzo Reale, célèbre pour ses galeries voûtées
Ce chariot sicilien traditionnel, appelé carretto siciliano, est une œuvre d'art populaire artisanale fabriquée en bois peinte de couleurs vives. Ces charrettes étaient historiquement utilisées pour le transport, mais elles sont aujourd'hui des symboles culturels ornés de scènes historiques, de légendes ou de motifs géométriques. J'en ai vu en forme de magnet pour frigidaire dans les magasins de souvenirs.
La Chapelle Palatine :
La chapelle est célèbre pour ses mosaïques byzantines dont les plus anciennes remonteraient au début du XIIe siècle.
Ci-dessous quelques photos qui ne suffissent pas pour apprécier la beauté de la chapelle. On peut y passer beaucoup de temps afin d'admirer le détail des scènes.
Le Christ Pantocrator est entouré des apôtres Saint Pierre (à gauche) et Saint Paul (à droite), identifiés par les inscriptions latines "Sanctus Petrus" et "Sanctus Paulus"
Ces mosaïques représentent des scènes bibliques de l'Ancien et du Nouveau testament.
Cette mosaïque représente le récit biblique d'Adam et Ève après avoir mangé le fruit défendu, illustrant la scène où ils cachent leur nudité devant Dieu.
Le baptême de Saint Paul
Le plafond est décoré de petites scènes visiblement inspirées du Moyen-Orient : on y voit des danseuses, des musiciens, des joueurs, des lions et plusieurs autres animaux, des cavaliers, des lutteurs, le tout mêlé à des motifs géométriques et végétaux.
A gauche : Adam travaille la terre A droite : Abel offre un agneau, Caïn une gerbe de blé à Dieu. L’offrande d’Abel agrée à Dieu, qui le manifeste en envoyant un rayon de lumière sur l’agneau en dessous : A la fontaine Rebecca donne à boire au serviteur d'Abraham ainsi qu'à ses chameaux
Sol en mosaïques
A gauche : la fuite de Saint Paul de Damas dans un panier A droite : Saint Pierre reçoit la visite de l'Ange du Seigneur en prison
Mosaïque de marbre en sur les parties basses des murs.
Fontaine baptismale
Il Cristo Giustiniani est une statue en marbre de Carrara réalisée par Michelangelo entre 1514 et 1516 pour la Basilique Santa Maria sopra Minerva à Rome. Au cours des travaux, une veine noire apparue sur le visage du Christ convainc l’artiste d’abandonner le marbre et de recommencer. La seconde version, achevée en 1518 et conservée à la Minerve, est devenue la référence canonique. Mais la première, inachevée, a disparu pendant des siècles, alimentant légendes et recherches.
On en a perdu la trace jusqu’en 2001, lorsqu’une restauration au monastère de San Vincenzo in Bassano Romano a permis de mettre à jour une statue présentant une veine identique sur le visage : ce serait la preuve décisive pour l’identifier. Un mécène nommé Giusiniani l'a obtenue pour un prix modique. Pendant la Contre-Réforme, le marquis fit modifier la nudité du Christ pour l’adapter aux nouveaux canons religieux en ajoutant après coup un pudique voile sur la statue, la nudité de Jésus étant assez peu répandue dans les églises.
Notre visite du Palazzo Reale n'est pas terminée. Lire la suite
Même si j'ai visité ce musée déjà à plusieurs reprises dans le passé, j'ai tout de suite décidé de répondre positivement à l'invitation dès la réception du programme que j'ai reçu des Amis du Pays Catalan. Tant d'années ont passé depuis ma dernière visite et je pense que je regarderai les œuvres de Dalí certainement d'un autre œil.
Devant la porte de son théâtre-musée de Figueres, Dali a érigé un monument en hommage à Francesc Pujols, un philosophe catalan.
Le Théâtre-musée Dalí est considéré comme la dernière grande œuvre de Salvador Dalí, qui l’a conçu et dessiné pour offrir au visiteur une véritable expérience et l’entraîner dans son univers captivant et unique. Le musée est construit sur les ruines de l'ancien théâtre municipal de Figueras, imaginé et conçu par l'artiste lui-même.
Autoportrait mou avec du lard grillé
Ce visage amorphe, mou, appuyé sur des béquilles, est un autoportrait de Dalí. Selon les propres propos de l'artiste espagnol, ce portrait est un "autoportrait antipsychologique" où, au lieu de représenter "le Moi", la psychologie, il s'est attaché à représenter l'apparence, un "gant de moi-même".
Portrait de Pablo Picasso
Le portrait de Pablo Picasso au XXIe siècle de Dalí marque un désir d'éloignement du peintre face à son confrère. L'œuvre a pu être interprété de différentes façons : il s'agit peut-être d'une attaque envers l'artiste cubiste, vu par certains comme un homme aigri, ou bien un hommage de Dalí à Pablo Picasso, dont la force est indéniable. (Connaissances des Arts).
Villa Pepita
Dans la vie de Dalí sa voiture était importante. Il l’a même exposée dans le patio-jardin du théâtre-musée de Figueras. Dalí représentait souvent la voiture dans ses œuvres comme par exemple dans « Automobiles habillées » datant de 1941.
Galerina est le nom que Dali a donné à ce portrait en l'honneur à son épouse Gala
Fasciné par la scandaleuse actrice Mae West, Salvador Dalí lui consacre une pièce entière dans son musée-théâtre de Figueras. Il reprend un portrait d’elle qu’il a peint dans les années 1930 et le transforme en appartement !
En plus nous avons pu bénéficier de l'occasion unique de voir le tableau de la Madone de Portlligat qui était exposé au musée jusqu'au 22 février 2026.
Après 73 ans d’absence et grâce à un prêt exceptionnel du Fukuoka Art Museum (Japon), le Théâtre-Musée Dalí accueille cette œuvre majeure dans la trajectoire du peintre. Avec La Madone de Portlligat (c. 1951), Dalí nous invite à rêver : une réponse poétique et lumineuse face aux conflits du monde moderne.
La Madone de Portlligat est une œuvre clé de la période mystique nucléaire du peintre, où il fusionne art, science et spiritualité, avec Gala, son épouse, au centre de la composition. Considérée par Salvador Dalí comme un chef-d’œuvre, cette peinture allégorique, à l’iconographie et à la composition saisissantes, condense son évolution artistique : du surréalisme au mysticisme nucléaire, une nouvelle étape de sa trajectoire où il associe la physique nucléaire, la religion et un retour au classicisme pour exprimer sa conception du monde.
Cette œuvre n’est pas seulement une synthèse de son évolution comme peintre: elle constitue aussi une porte d’entrée dans son univers singulier, où réalité et rêve, religion et science, pesanteur et légèreté coexistent en parfaite harmonie.
Le Héros National d'Albanie : Gjergj Kastrioti Skënderbej
Quand l'Association Les Amis du Patrimoine Canétois et Méditerranéen a proposé un voyage en Albanie du 2 au 9 juin 2026 j'ai tout de suite dit oui. Dans le passé j'ai déjà fait des voyages avec cette Association dans les Pouillesen Italie et en Croatie et j'ai toujours apprécié ces circuits organisés en collaboration avec l'Agence Catalunya Evasioà Perpignan.
J'avoue que je ne connaissais pas grand-chose de l'Albanie, à peine le nom de sa capitale donc je suis toujours curieuse pour découvrir d'autres cieux. Grâce à l'accompagnatrice albanaise qui parlait parfaitement le français, nous avons appris beaucoup sur ce pays que nous avons parcouru en bus.
Nous sommes partis en avion de Barcelone pour la capitale de l'Albanie Tirana, où Kelmendi Burbuque (Buqe) nous attendait pour nous accompagner durant tout notre séjour.
Notre accompagnatrice Kelmendi Burbuque (Buqe)
Notre premier hôtel se trouvait à Krujë où nous avons passé notre première nuit.
Le lendemain, le 3 juin, nous avons un programme très chargé de visites intéressantes à Krujë qui nous apprendront beaucoup sur ce pays qui m'était quasiment inconnu jusque là.
Nous traversons le Vieux Bazar que nous aurons l'occasion de découvrir dans le détail après la visite du musée qui se trouve dans la Forteresse médiévale de Skanderberg, en honneur au héros national Gjergj Kastrioti Skënderbej. On entendra son nom encore souvent pendant la suite de notre séjour.
Skanderberg parvient à tenir tête aux Turcs jusqu'à sa mort en 1468, en n'ayant sous ses ordres que quelques milliers d'hommes qu'il a lui-même formés et en faisant face à ce qui était alors une des plus importantes armées du monde. Sa résistance entre dans la légende et a une répercussion jusque chez Ronsard ou Voltaire et fera même l'objet d'un opéra de Vivaldi, avant de devenir la figure centrale du nationalisme albanais.
Peinture murale représentant Skanderberg et ses troupes
La plupart des objets exposés dans le musée ont été trouvés dans un village non loin de Krujë dans les ruines de l'ancienne ville d'Albanopolis et on a commencé à appeler le pays Albanie et ses habitants les Albanais.
Après cette visite nous traversons Le Vieux Bazar où sont situés dans les petites ruellesun grand nombre de petits magasins de souvenirs .
Le vieux bazar de Krujë a conservé son âme ottomane : ruelles pavées, boutiques en bois, kilims (tapis) et des bijoux en filigrane d’argent.
Nous quittons Krujë pour nous diriger vers le sud où nous déjeunons dans un restaurant à Ardenica.
Restaurant
Souvent on nous sert en entrée une soupe de légumes
Borek au fromage
Une super salade de légumes grillés
La viande est souvent accompagnée de pommes de terre
En dessert on nous sert souvent des tranches de fruits