Francesco Abatellis, un noble sicilien, a édifié dans le quartier de Kalsa à Palerme sa résidence. Le Palazzo Abatellis, abrite aujourd'hui la Galleria Regionale della Sicilia. Le Fonds européen de développement régional de l’UE, via le programme opérationnel « Sicile » a participé financièrement à la restauration de ce bâtiment.
La Madonna del latte de Gagini
Madonna col bambino de Gagini
Triptyque par Tomasso de Vigilia
La Vierge de l'Annonciation d'Antonello de Messine
Ce tableau de la Vierge est probablement la plus belle pièce du musée. Quelques jours après notre visite au musée j'ai vu le même portrait de Marie peint sur un volet roulant à Palerme. Le street art à Palerme est souvent d'inspiration religieuse.
Et ci-dessous le genre d'œuvre qui m'intrique toujours, j'aime découvrir les détails, les expressions sur les visages. Le triomphe de la mort est un thème répandu en Europe au XIVe siècle. Je connaissais déjà celui de Pieter Breughel :
Le triomphe de la mort de Pieter Breughel
Mais cette fresque Le triomphe de la mort d'un auteur inconnu exposée à Palerme est réalisée avec un accent particulier sur des thèmes macabres et grotesques caractérisés par une apparence cruelle. Allégorie de la mort à qui personne n'échappe. Memento mori.
Triomphe de la mort
Après cette visite nous longeons le front de mer pour nous rendre au Restaurant Le Cattive.
l'Entrée du restaurant Le Cattive
Mon choix : Polpette di carne su crema di carote e zenzero con patate al forno e verdure ripassate
Après le restaurant nous nous dirigeons dans la direction du port où nous découvrons cette fresque murale dédiée à la mémoire de Paolo Borsellino et Giovanni Falcone, deux magistrats parmi les plus actifs dans la lutte contre la mafia en Italie dans les années 1980 et 1990. Tous deux ont été tués par Cosa Nostra en 1992.
Après l'assassinat par la Cosa Nostra des juges Siciliens Falcone et Borsellino engagés dans la lutte antimafia la population de Sicile s'est révoltée contre la mafia. (Lire aussi mon article sur la Coppola storta)
Quelques photos prises sur notre chemin en direction du Teatro Opera dei Pupi Argento, où nous assisterons à une représentation le soir à 17h30.
Via dei Chiavettieri
Brocante
Puis nous traversons le quartier de la Vucciria.Au XIVe siècle, des artisans s’y installèrent aussi, comme en témoignent les noms de rue : les teinturiers travaillaient dans la Via dei Tintori, les orfèvres dans la Via degli Argentieri, les fabricants de poupées dans la Via dei Bambinai. Autrefois appelé « la Bucceria » du français « boucherie »,car il était initialement destiné à la vente de viande.
Il Genio di Palermo
Le Génie de Palerme est la personnification de a ville et le symbole de ses habitants de toutes origines ou appartenance ethnique, culturelle, religieuse et sociale. Il est représenté comme un homme d'âge mûr, barbu et couronné, tenant un serpent qui se nourrit de sa poitrine.
Le soir j'ai mangé avec Luisa au Restaurant Mastunicola. Pizza garnie de truffes....
Mon prochain article sera consacré au teatro Argento.
Mise à jour 10/06/2026 : Tout juste rentrée d'un séjour en Albanie, je comprends mieux le lien entre l'Italie et l'Albanie.L’église de la Martorana est non seulement unique par sa beauté, mais aussi par sa fonction religieuse : elle représente le point de référence pour plus de 15 000 fidèles albanais de rite gréco-byzantin présents en Italie. Aujourd’hui, l’église appartient à l’ éparchie de Piana degli Albanesi, un diocèse catholique de rite gréco-byzantin : c’est une communauté qui, bien qu’appartenant à l’Église catholique, suit le rite et les traditions de l’Église orthodoxe orientale, un culte introduit dans Sicile par les Albanais qui s’y sont réfugiés pour échapper aux persécutions turques. A la mort du héros national d'Albanie Skanderberg, le pays tombe aux mains des Ottomans, un pays musulman et de nombreux chrétiens ont peur pour leur liberté. C'est cette invasion ottomane qui va créer la fuite des communautés albanaises vers le territoire chrétien le plus proche, c'est à dire l'Italie du Sud et la Sicile.
La fuite vers l'étranger continue toujours : Le pays comptait 3,8 millions d'habitants en 2008, mais seulement 2,7 millions en 2025. l'Albanie est l'un des pays d'Europe qui connaît la plus forte émigration, avec plus d'un tiers de ses ressortissants vivant à l'étranger, soit environ 1½ million de personnes en 2019.
Aujourd'hui nous allons visiter l'église de la Mortorana à gauche sur la photo ci-dessous. Vue de l'extérieur on ne s'attend pas découvrir tant de beautéet l’éclat de ses mosaïques dorées à l'intérieur.
Piazza Bellini avec à gauche l'église de la Martorana
Georges d'Antioche, amiral du roi Roger II, fit édifier cette église en l'honneur de la Vierge Marie.
George d'Antioche au pied de la Vierge Marie
Mosaïque de Roger II couronné par le Christ
Depuis le 3 juillet 2015, l'église fait partie du patrimoine mondial ( UNESCO ) en tant qu'élément de l' itinéraire arabo-normand de Palerme, Cefalù et Monreale.
La mort de la Sainte Vierge
L'autel abrite un précieux tabernacle en lapis-lazuli, une pierre de bleu azur.
Après cette visite nous passons devant les vestiges de la splendeur des familles aristocrates siciliennes et nous nous dirigeons vers le Palazzo Abatellis en passant par le jardin Garibaldi.
Voici l’un des jardins les plus agréables de la capitale sicilienne. Il est à la fois bien entretenu et planté de nombreuses essences dont certaines très impressionnantes.
On dit que le plus grand arbre d’Europe pousserait dans le jardin Garibaldi. Il s’agit d’un ficus originaire de Nouvelle Zélande.
Nous avons profité de notre après-midi de libre pour visiter le marché Ballarò, pour moi un must. J'adore les marchés, surtout en Italie. Ils sont un peu bordéliques, mais les produits sont toujours frais et très bien présentés.
Avec un petit groupe nous nous y rendons à pied. J'aime imprégner l'ambiance de la rue, observer les gens.
En traversant la Piazza Casa Professa en direction du marché de Ballarò, les passants sont accueillis par une fresque colorée portant l'inscription « Si vucia s'abbannia, Ballarò è magia ! » J'ai essayé de trouver la traduction qui voudrait dire : on s'y promène, on s'y détend, Ballarò est magique !
Nous traversons d'abord la rue du streetfood, la spécialité du marché.
la stigghiola
Une des spécialités du streetfood sicilien sont les abats. J'ai déjà goûté la milza (la rate) à l'Antica Focacceria et je regrette après coup de ne pas avoir tenté la stigghiola. Mais je ne savais pas ce que c'était et à vrai dire cela n'avait pas vraiment l'air appétissant et en plus on venait de se lever de table ! La stigghiola est le boyau de l'agneau assaisonné qu'on enroule autour d'une branche de persil et d'un oignon et que l'on fait griller.
En Italie on présente les artichauts avec une longue tige et on les nettoie devant vous. A la fin du marché les feuilles et les épluchures forment un énorme tas parterre.
A plusieurs endroits on vous propose des jus de fruits pressés (grenades, oranges, oranges sanguines).
Ça sent la fin du marché
A la fin de ce tour du marche on visite l'Oratorio del Santissimo Rosario in San Domenico. Au fond se trouve un tableau Sainte Rosalie, réalisé par le peintre flamand Antoine van Dyck à Palerme, qui a réalisé un plus grand nombre de tableaux la représentant quand il était pris au piège à Palerme lors de l’épidémie de la peste de 1624.
Le tableau représente Rosalie de Palerme recevant une couronne de fleurs d'un putti.
Ella aurait délivré Palerme de la peste et depuis elle est vénérée comme la Sainte patronne de Palerme. Pendant la pandémie de Covid certains habitants de Palerme l'ont invoquée pour protéger la ville.
J'ai quitté le groupe, car je n'avais plus envie de passer du temps dans l'oratorio. Dans la rue je m'arrête devant cette fresque de Sainte Rosalie tenant dans sa main gauche un crâne.
Sainte Rosalia une œuvre de l'artiste graffeuritalien TvBoy
Assez fatiguée de la journée je me dirige peu à peu vers l'hôtel. Sur le chemin je fais encore quelques photos.
Le soir je retrouve des covoyageurs pour aller boire un spritz accompagné de quelques antipasti.