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dimanche 21 août 2016

Visite guidée à Perpignan avec Hélène Legrais - Perpinya la Catalana




Voilà plusieurs fois que j'ai fait une visite guidée à Perpignan et pourtant quand l'Association Les Amis du Vieux Canet a proposé une visite guidée de la ville avec Hélène Legrais je n'a pas hésité, car on découvre toujours des endroits qu'on ne connaissait pas encore et en plus chaque guide vous raconte d'autres détails et d'autres anecdotes. Hélène Legrais est native du vieux quartier St.-Jacques à Perpignan. Après ses études d'histoire et une carrière de journaliste à France Inter et Europe 1 elle revient au pays et se consacre davantage à l'écriture. Elle a écrit de nombreux romans ainsi qu'un livre sur l'histoire et le patrimoine de Perpignan que j'ai d'ailleurs acheté et qu'elle m'a dédicacé.
Nous avions rendez-vous au pied du Castillet où une grande roue et une patinoire sont installées en hiver (nous sommes le 19/12/2015). La guide nous a raconté bien sûr l'histoire du Castillet que je ne vais pas répéter sur ce blog, mon ambition n'étant pas de faire un cours d'histoire ici, je n'en ai pas les compétences. Mes photos sont là pour vous donner un aperçu de la ville et de vous donner envie de la visiter. L'office du Tourisme organise des visites guidées à thème que vous trouverez ici. Dans mon index tourisme vous trouverez d'autres articles sur Perpignan. 

Quand je me promène dans une ville j'ai pris l'habitude de lever la tête pour scruter les particularités : à Perpignan vous pourrez découvrir trois bras qui sortent d'une façade, un ange et un navire sur un toit, des mains sur des portes, des décorations étranges, tout a son histoire. J'en ai déjà parlé dans différents articles sur mon blog. J'aime les couleurs des façades qu'on trouve non seulement dans le centre historique, mais aussi dans des quartiers plus récents. Un jour j'y consacrerai un article. Je vous parlerai également de Perpignan, ville Art Déco. Je n'avais jamais remarqué que la ville avait un si grand patrimoine Art Déco.
Façades avec encorbellement dans la Rue des Marchands

Voici la première partie de la Loge de Mer qui a été agrandie plus tard. A l'origine elle était le siège du Consulat de mer et servait de bourse marchande. A l'angle du bâtiment on distingue un navire en fer forgé qui rappelle la destination maritime.
Plus tard ce bâtiment a été transformé en théâtre et encore plus tard en café qui est toujours sa destination aujourd'hui.
Attenant à La Loge de Mer on trouve l'Hôtel de ville avec sa patio avec au centre "la Méditerranée", statue de Maillol.
Quand vous sortez de cette patio levez la tête et regardez ce joli balcon en face.



Une maison à colombages dans la Rue de l'Argenterie
Vous remarquerez que les noms des rues sont indiqués en deux langues.
La Tour de l'horloge de la cathédrale St.-Jean
Une visite de la Cathédrale St.-Jean s'impose. Les 3 cadrans atypiques de la Tour de l'Horloge ont été restaurés en 2014 : celui du haut indique les heures, au milieu un cadran zodiacal et en bas un cadran ovale des quarts.

Le gisant du roi Sanch
Et voici une curieuse particularité : une tête de Maure placée sous l'orgue.  Sa mâchoire articulée s'ouvrait en actionnant la pédale d'orage, dite pédale N° 1.

Le Dévot Christ
Ce Dévot Christ prend place dans une chapelle de la cathédrale qui lui est entièrement dédiée. Il tient une place très importante dans les cérémonies de la Semaine Sainte, il est porté en procession (La Sanch) et le matin du Mercredi Saint, les enfants viennent dans la chapelle laver les pieds de la statue avec des éponges bénites mouillées dans de l’eau de Cologne. Depuis 1989 c’est une réplique de la sculpture du XIVème qui est utilisée pour les manifestations de la Semaine Sainte dans la perspective de conservation de l’œuvre originale.

La Place de la Révolution française avec sa fontaine à la salamandre

Au numéro 17 de la Rue de la Révolution Française se trouve cette belle bâtisse de couleur vive qui abrite au rez de chaussée un restaurant qui s'appelle tout simplement "Le 17". 

32 bis, Rue d'en Calce
Nous sommes dans le vieux quartier St.-Jacques où vit une communauté gitane isolée des autres habitants de la ville. Les gitans de Perpignan sont français et parlent souvent le catalan. Depuis le 19e siècle des gitans sont sédentaires à Perpignan, mais ne se sont pas vraiment intégrés. L'illettrisme est important, car il y a beaucoup d'absentéisme scolaire avec comme résultat le chômage et la tentation de l'argent facile. 60% des gitans se droguerait. L'église évangéliste s'investit dans ce quartier pour tenter de mettre la  population sur le droit chemin. 
Le quartier est très pittoresque et me rappelle Naples.
Mais les bâtisses sont pour 70% insalubres et vétustes. Des immeubles se sont effondrés. 
La Rue de l'Anguille est barrée par des palissades 

Depuis quelques années la Municipalité a lancé un grand projet de réhabilitation du quartier. Certaines maisons pourront être restaurées, mais d'autres devront être démolies. Le projet c'est de faire de St.-Jacques un centre touristique avec des commerces et la construction d'une faculté de droit pour faire revenir les étudiants au centre ville.
Une rue dans le quartier St.-Jacques
Au 8, Rue de l'Académie à l'ancien Évêché vous pouvez visiter une exposition sur La Sanch avec des mistéris, la croix des improperis, les tambours drapés de tissu noir qui sont sortis à l'occasion de la Sanch.



Croix des improperis
En regardant par la fenêtre de l'ancien Evêché on a une belle vue sur l'Eglise orthodoxe St.-Pierre et St.-Paul (à gauche) et l'Eglise des Dominicains (à droite) :
A midi nous faisons un break pour déjeuner à la Taverne du Maître Kanter tout près du Castillet. Nous sommes au mois de décembre et une salade du Sud-Ouest en une choucroute (pas très catalan !) nous font du bien après cette longue balade.


Mais la visite n'est pas encore terminée. 
11, Rue Jeanne d'Arc (architecte Claudius Trenet)

9, Rue Elie Delcros (architecte Edouard Mas-Chancel


La Basse avec ses jardins (très fleuris en été) et au fond le pont Magenta

Levez la tête à l'angle de la Rue de l'Ange et de la Place Arago pour voir La "Mare de Deu Pixosa". Il s'agit d'une copie, l'original se trouve au Musée  Rigaud.

La Rue Mailly est très animée ce samedi après-midi, quelques jours avant Noël.

Façade du Monoprix, 7 rue de la Barre

Rue de la Barre
Nous terminons notre visité guidée à l'Église St.-Jacques, mais comme il y avait une messe au moment de notre arrivée, il a fallu raccourcir notre visite.

Hélène Legrais nous fait visiter à la place l'église grande la réal où l'on peut admirer le mise en tombeau.

Nous nous quittons au Castillet, où avait commencé notre visite le matin. La nuit est tombée et les enfants s'amusent à la patinoire dans une ambiance de Noël.


           

vendredi 19 août 2016

Pocher un oeuf au micro-ondes


Pour pocher des oeufs j'utilisais la méthode traditionnelle en les laissant glisser délicatement dans un tourbillon d'eau frémissante. Jusqu'au jour où j'ai trouvé sur internet la méthode au micro-ondes. Par curiosité je l'ai testée à 2 reprises et cela marche !

Préparation :

Remplir un bol adapté au micro-ondes d'eau
Faire glisser l'oeuf cassé dans l'eau
Couvrir le bol
Cuire pendant 60 secondes au micro-ondes

mercredi 17 août 2016

Galice et Portugal - Lisbonne - Bairro Alto


Mardi 20 octobre 2015

Aujourd'hui nous avons quartier libre à Lisbonne et même si un repas de groupe était prévu à midi nous avons préféré faire notre propre programme avec notre propre choix de restaurant. Nous allons donc visiter le quartier Bairro Alto, le quartier qui se trouve dans les hauteurs de Lisbonne.

D'abord une petite visite à l'église São Roque, dont l'extérieur sobre contraste avec l'intérieur chargé de marbre et de dorures.
l'Eglise São Roque



Sans but précis nous nous promenons dans les rues de ce quartier populaire. Un café pris à la terrasse du Café A Brasileira, dans le passé un lieu de rencontre d'écrivains, journalistes et artistes.


Il n'y a pas une rue où ne se trouvent pas de maisons décorées de faïence bleue : les Azulejos.

Dans notre petit guide nous cherchons un restaurant pour le déjeuner et notre choix se porte sur la Cervejaria Trinidade, un ancien couvent fondé en 1294, puis racheté en 1836 par un industriel qui y a monté la première brasserie de bière au Portugal. Les salles sont décorées avec des panneaux de azulejos d'inspiration maçonnique. 

Nous avons préféré nous installer dans le patio à l'extérieur. Notre serveur porte une espèce d'habit de moine marron et si je me souviens bien on diffusait une belle musique religieuse, mais pas dérangeante du tout.


Nous y avons mangé bien, un peu cher, mais le cadre était très agréable et calme. Aucun regret. Mais je pense que le soir le restaurant doit être plein à craquer avec des touristes installés sur des bancs à de longues tables. Je vous conseille d'y aller à midi pour profiter du calme et de la disponibilité du personnel.

Nous avions toujours espoir de pouvoir assister à une soirée fado, pas prévue au programme et pour nous justement une de nos priorités. Le serveur du restaurant nous a donné quelques adresses de cafés fado où peu de touristes vont. Notre voyage n'a pas coûté cher et cela s'explique par le fait que nos hôtels se trouvaient loin des villes et les repas du soir étaient prévus à l'hôtel. Il était donc difficile de rester le soir à Lisbonne, car comment rentrer après le spectacle à l'hôtel qui se trouvait à 80 km ? Nous avons tenté de convaincre quelques co-voyageurs de prendre avec nous un taxi ou d'organiser un minibus. Mais personne ne semblait emballé. Pour ma soeur et moi c'est un grand regret et nous envisageons de retourner à Lisbonne ne serait-ce que pour vivre une soirée fado.

Le serveur du restaurant nous conseille de continuer notre balade de quelques centaines de mètres jusqu'au Belvédère de São Pedro de Alcântara, d'où l'on a une belle vue panoramique sur la ville.
Une vue du Belvédère de São Pedro de Alcântara


Terrasse au Belvédère de São Pedro de Alcântara
Ensuite nous descendons peu à peu vers la Place du Commerce où le bus nous attend pour nous ramener à l'hôtel. Nous empruntons les petites ruelles pittoresques où nous avons découvert de belles boutiques de produits de luxe.


Ah... Soirée fado manquée !


Tiens, pour la première fois pendant notre séjour au Portugal je découvre à cette terrasse cet ustensile de cuisine en cuivre : la Cataplana qui sert à préparer des plats qu'on appelle également Cataplana. La Cataplana est un particulière et unique ustensile de la cuisine portugaise, comparable à la tajine. Pour voir ma recette de Cataplana cliquez ici. 

La Cataplana
Et comment terminer mon reportage sur le Portugal sans vous montrer au moins un moulin ? J'en ai vu des dizaines, mais toujours à bord du bus. Voici une photo prise du bus prise avec le zoom. La photo n'est pas nette, mais elle mérite d'être présente sur ce blog.

Et comme d'habitude je termine mon reportage avec les achats faits dans les pays visités :
Des t-shirts pour les petits enfants, des savonnettes et du gel douche de l'Isla de la Troja (Galice), des sardines de Lisbonne, des torchons de Nazaré et une paire de chaussures achetée à un prix dérisoire et qui n'a donc pas fait long feu.

Voilà, je suis arrivée à la fin de mon reportage sur le voyage en Galice et au Portugal. Avec une envie d'y retourner pour une soirée fado et un tour de tram ligne 28 sans trop de touristes.

lundi 15 août 2016

Testu o Forno - Pommes de terre et tomates au four, recette calabrese

Quand je voyage j'aime aussi découvrir la cuisine locale et une fois rentrée à la maison je fais durer le plaisir du dépaysement en préparant des recettes de l'endroit visité. De retour de Calabre j'ai donc préparé ce "Testu o furno", une vielle recette de la "cucina povera" (la cuisine des pauvres) de Tropea que j'avais trouvée dans une documentation sur Tropea. "Testu o furnu" est un dialecte qui veut dire "Testo al forno". Le testu est un récipient en terre cuite émaillée. Il s'agit donc d'aliments cuits au four dans ce récipient.

Ingrédients :

Pommes de terre fondantes
Tomates mûres
Mollica : chapelure agrémentée de fromage râpé, câpres, origan, basilic, une gousse d'ail
huile d'olive
sel

Préparation :

Préchauffer le four à 150°
Éplucher les pommes de terre et couper en fines tranches (mandoline)
Laisser reposer les pommes de terre quelques minutes dans un peu de sel
Verser de l'huile d'olive dans le récipient en terre cuite
Poser une couche de pommes de terre au fond du plat
Alterner les couches de pommes de terre avec les tranches de tomates
Saupoudrer avec la chapelure hachée avec les ingrédients indiqués
Verser un filet d'huile d'olive sur la préparation
Ajouter un peu d'eau en la laissant couler le long du bord du plat
Cuire au four pendant environ 1 heure.

Pour découvrir une autre recette de Tropea cliquez ici