Nombre total de pages vues

samedi 13 août 2016

Calabre - Scilla

Retour à lundi

mardi 12 avril 2016

Au planning aujourd'hui Scilla, une petite ville de pêcheurs. En route on passe devant plusieurs stands de fruits et légumes et nous nous arrêtons à celui-ci pour acheter une grande barquette de fraises d'une production locale. Nous les avons englouties dans la voiture en continuant notre chemin.

Scilla
Une partie des maisons situées sur le littoral, dont la roche constitue en partie les fondations, sont au contact direct de la mer.
Il Castello Ruffo
Scilla est connue pour sa pêche à l'espadon. 
Après avoir visité un peu la ville nous allons à la recherche d'un restaurant. Presque tous sont encore fermés car la saison touristique n'a pas encore commencé ici. D'ailleurs les habitants se plaignent que trop peu de touristes passent leurs vacances en Calabre, mal connue. Moi j'ai bien aimé cette région de l'Italie, ses stations balnéaires et son arrière pays. J'avais imaginé des terres arides, mais le contraire est vrai. Nous avons parcouru les petites routes de campagne traversant des champs bien verts et des oliveraies à perte de vue.

Nous finissons par trouver un restaurant ouvert au bord de la plage : La Grotta Azzurra. Presque toutes les tables sont occupées par des locaux, dont la plupart en costume cravate (par hasard pas sur mes photos). 

Le propriétaire du restaurant me fait immédiatement penser à Michou, à part la couleur de ses lunettes. Dans le couloir qui conduit aux toilettes je découvre des dizaines de photos de célébrités qui ont fréquenté ce restaurant. Je distingue même une photo avec quelques joueurs de foot néerlandais. Je ne me suis donc pas trompée beaucoup en comparant le propriétaire à Michou : il fréquente des VIP.

   

Couverts assez kitsch
Pour nous faire patienter on nous sert quelques beignets avec l'apéritif.
Dans la ville de la pêche à l'espadon, rien de plus normal que de commander de l'espadon.

Et en dessert pour moi un sorbet au citron.

Après le repas nous profitons de cette belle journée estivale, assises sur un banc au bord de la plage, en observant le montage de cette paillote de plage. On prépare la saison touristique, mais sans trop se presser. Plusieurs hommes s'y affairent dedans et autour en déplaçant un balai d'un mètre, faisant des aller retours sans but précis. C'est vrai qu'il fait très chaud. Nous n'avons vu qu'une seule personne travailler efficacement.   




La plage de Scilla avec au fond le château Ruffo
Pour rentrer à la maison nous décidons de reprendre les routes de campagne.
Le soir nous avons mangé un petit repas léger à l'appartement : salade d'oranges avec oignons de Tropea et olives. Et ensuite du parmesan au vinaigre balsamique.



Nous sommes déjà à l'avant veille de notre départ à notre grand regret.

jeudi 11 août 2016

Boles de picoulat - Boulettes de viande à la catalane d'Eliane Thibaut-Comelade

Je ne sais depuis combien de temps j'avais envie de préparer cette recette, une spécialité catalane, probablement la plus connue et la plus populaire. J'en ai mangé dans des restaurants, mais jusque là jamais fait à la maison. Mais enfin c'est chose faite. J'ai pris évidemment une recette d'Eliane Thibaut-Comelade, plus précisément j'en avais deux d'elle, l'une dans son livre La Cuisine Catalane et l'autre dans Gastronomie et Vins du Roussillon, mais qui ne diffèrent pas trop.

(Picolar veut dire hacher)

Ingrédients :

Pour les boulettes

200 g de viande de bœuf
500 g de chair à saucisse
6 gousses d'ail pilées
3 càs de farine
2 oeufs
1 càs de persil haché
huile d'olive ou saindoux

Pour la sauce

100 g de lard salé coupé en dés
(+ en option 50 g de jambon cru coupé en dés)
200 g d'olives vertes dénoyautées
2 càs d'huile d'olive
sel et poivre
1/2 càc de cannelle de poudre
une pincée de piment doux
petite écorce de "pebrot" (piment rouge piquant et sec)
1 oignon moyen haché
2 càs de coulis de tomates
(haricots blancs cuits)

Préparation :

Hacher très finement la viande, y mêler l'ail, le persil, les œufs
Saler et poivrer légèrement
Former avec la pâte des boulettes de la grosseur d'un œuf
Les rouler dans la farine
Dans un cocotte en fonte à large fond faire chauffer l'huile (ou le saindoux), faire fondre le lard
Dans cette graisse faire dorer les boulettes, les retirer
Faire blondir l'oignon, faire un roux blond avec la farine restante et le mouiller avec deux verres d'eau
Lorsque l'ébullition a repris, assaisonner de sel, poivre, cannelle, piment et tomate
Ajouter les olives, le jambon et les boulettes
La sauce doit arriver au niveau des boulettes (ajouter un peu d'eau s'il y a lieu)
couvrir et laisser mijoter 3/4 d'heure à 1 heure à couvert

La différence entre les 2 recettes c'est que dans l'une on parle d'huile d'olive ou saindoux et dans 1 recette on parle d'un ajout de jambon cru et dans l'autre non

En milieu rural on sert les boles souvent avec un "salpiquet de mongetes" ou haricots blancs en saupiquet
Au restaurant on me l'a toujours servi avec des haricots blancs, que j'ai donc ajoutés à la sauce

Avec ce plat assez relevé on conseille de boire un Côtes du Roussillon Villages.

Il y a des jours qui ne sont pas de simples sorties, mais de véritables retours aux sources. Aujourd’hui arrive Les boulettes de grand-mère, un clip musical d’animation de deux minutes en catalan qui raconte une histoire simple et puissante : celle d’une petite fille qui se rend chez ses grands-parents pour manger son plat préféré, les boulettes de picolat, et qui découvre bien plus qu’une recette.

Dans la cuisine de sa grand-mère, entre mains farinées et souvenirs qui mijotent à feu doux, la petite apprend à les préparer avec elle. Chaque geste devient mémoire, chaque parfum une transmission. Cette vidéo est une ode à nos grands-parents, à leurs recettes ancestrales et à ces moments uniques, fragiles et précieux qui façonnent notre enfance.
Parce que ces instants, en apparence modestes, sont ceux qui nous construisent. Et parce qu’une recette n’est jamais seulement un plat : c’est de l’amour transmis de génération en génération.



mardi 9 août 2016

Fête de la Saint Jean à Canet en Roussillon 2016

S'il y a une fête traditionnelle qui perdure en pays catalan, c'est bien celle qui célèbre le passage du printemps à l'été. Le 24 juin c'est la Saint Jean et la veille on allume de grands feux de joie, le 23 étant la nuit la plus courte de l'année. Dans toutes les villes et les villages de Catalogne nord on allume un feu. C'est une tradition catalane ancestrale.
La fête est dédiée à la commémoration de Saint Jean Baptiste, patron de Perpignan.
Quelques jours auparavant on amène au Mont Canigou des fagots de sarments, des ceps, des bûches pour préparer un bûcher. Le brasier géant est allumé la nuit du 23 juin qui est le signal d'allumage des feux partout en terres catalanes. Il est allumé par la flamme d'une lampe à l'huile, maintenue constamment enflammée dans le Castillet de Perpignan, à l'intérieur de l'ancien musée des arts et traditions populaires où elle est d'ailleurs exposée tout le reste de l'année. La lampe a été elle-même allumée par le soleil, sous l'effet d'une loupe.
La fête est accompagnée des "ramallets", des bouquets composés d'herbes particulières cueillies le matin : des feuilles de noyers, des millepertuis, des immortelles et l'orpin, dotés d'un ruban "sang et or", les couleurs catalanes.
Ces bouquets sont accrochés aux portes des maisons pour attirer la chance et le bonheur dans la maison. 

A Canet en Roussillon l'allumage du feu de la Saint Jean a lieu au château vicomtal. Au départ de la Place Saint Jacques des lampions sont distribués gratuitement et la foule se dirige vers le château.

Le feu est allumé en tirant à l'arc un flambeau en direction des cagettes entassées. 

La fête continue avec un feu d'artifice et l'embrasement du château.




Mais la soirée n'est pas terminée. A la Place du village un DJ anime une soirée dansante à laquelle participent tous les habitants qui dansant sur les chansons de Claude François, Gilbert Montagné, The Village People, et bien d'autres encore, au pied de l'église Saint Jacques sous l'oeil vigilant d'un saint.


La coca (fougasse catalane) est distribuée gratuitement à tous les participants et les "ramallets" sont vendus pour la modique somme d'1 €. J'ai appris que des ateliers de confection de ramallets étaient organisés à la Place de la Loge à Perpignan le jour même. La date est déjà notée dans mon agenda pour l'année prochaine pour suivre l'initiation à la confection de ces bouquets.

Ramallet
Pour 1 € j'ai acquis une année de bonheur car j'ai bien sûr accroché le mien à ma porte d'entrée et il y restera jusqu'à l'année prochaine !

dimanche 7 août 2016

Yaourt grec au coulis d'abricots


Ingrédients :

6 abricots frais
40 ml de liqueur aux kumquats
2 càs de miel
400 g de yaourt grec
noix
raisins

Préparation :

Rincez, dénoyauter et couper les abricots en morceaux
Ajouter la liqueur, je n'en avais pas et je l'ai remplacée par le sirop de kumquats de cette recette
Réduire en coulis dans le blender et garder au frais
Mélanger le miel au yaourt (j'ai utilisé du yaourt de brebis)
Dans des verrines mettre une couche de coulis d'abricots au fond et couvrir de yaourt
Décorer avec quelques noix concassées et des raisins

vendredi 5 août 2016

Circuit en Grèce 2016 - Olympie et ouverture des Jeux Olympiques à Rio 2016

Mardi matin 10 mai 2016



En ce moment ont lieu les Jeux Olympiques de Rio. La flamme a été  allumée à Olympie, berceau grec des Jeux Olympiques de l’Antiquité, le 21 avril 2016 et a été remise aux organisateurs de Rio 2016.
 
Aujourd'hui, le 5 août, l'ultime porteur de la torche enflammera la vasque olympique au cours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de 2016 à Rio de Janeiro dans le Stade Maracanã.

Le 10 mai 2016 je me suis trouvée à Olympie où j'ai pu voir le berceau des Jeux Olympiques, dont on connaît tous bien sûr l'histoire, mais de marcher sur ces lieux mythiques et de voir l'endroit où est allumé la flamme est quand-même un moment magique.


C'est ici qu'on allume la flamme

Olympie était un sanctuaire uniquement habité par le personnel des temples et les prêtres du culte. Le sanctuaire était dédié à Zeus, sous l'égide duquel se tenaient des Jeux, tous les quatre ans, à partir de 776 avant J.-C. et ça pendant 1000 ans ! Les jeux modernes ont démarré en 1896.
Le site d'Olympie est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.


Des athlètes originaires de toutes les cités grecques du monde méditerranéen, bénéficiant d’une Trêve sacrée de trois mois, étaient réunis pour concourir, prouve par-dessus tout les nobles idéaux de l’humanisme hellénique : compétition pacifique et loyale entre des hommes libres et égaux, prêts à surpasser leur force physique dans un effort suprême, avec pour seule ambition celle de recevoir la récompense symbolique d’une couronne d’olivier. 

Voici la palestre d’Olympie, un espace carré et ouvert où les athlètes s’entraînaient ainsi que le lieu de leur préparation mentale et physique avant les Jeux :

Et voici une église byzantine. Elle fut élevée sur les ruines de l'atelier de Phidias qui construisit la statue de Zeus :

Philippéion
Temple d'Héra
Le temple d'Héra, est dédié à la femme et soeur de Zeus, déesse de la fécondité et du mariage, gardienne du foyer. Il se trouve juste à côté du lieu où la flamme olympique est allumée. C'est dans ce temple qu'a été retrouvé le fameux Hermès de Praxitèle, la statue en marbre découverte en 1877 qui est conservée dans le musée du site que nous visiterons par la suite. 

Et voici enfin le temple de Zeus. Les frontons du temple sont visibles au musée. Une seule colonne a été restaurée.



Voilà ce qui reste des colonnes
Et voici l'entrée du stade :
C'est dans ce stade de 192m de long qu'avaient lieu des compétitions :


Un des starting blocks
Nous visiterons ensuite le musée archéologique d'Olympie où sont conservés les antiques monuments et les statues votives, qui n'ont subi aucune intervention.


Pour mes lecteurs qui ne sont pas trop friands de ruines et de musées, rassurez-vous, d'autres articles suivront qui vous montreront la beauté des îles, les monastères perchés sur des rochers et où je vous parlerai bien sûr de la gastronomie grecque.



jeudi 4 août 2016

Galice et Portugal - Fátima


lundi après-midi 19 octobre 2015 (suite)

Le sanctuaire Notre Dame de  Fátima

Fátima est un lieu de pèlerinage à 130 km au nord de Lisbonne. 
En 1917 3 jeunes bergers auraient été témoins d'apparitions d'une dame toute vêtue de blanc, la Vierge Marie. C'est au cours de ces manifestations que l'apparition aurait confié 3 secrets aux enfants.

Les 3 enfants Lucia, Franciso et Jacinta
Les villageois ne croient pas leur histoire, mais pendant la sixième apparition 50000 personnes sont venues de partout par curiosité et ont remarqué également les phénomènes inexpliqués. L'apparition demande à Lucia de faire bâtir une chapelle en son honneur. Un journaliste a été témoin du miracle et publie le jour même un article et des photos dans un quotidien de Lisbonne.


En 1919 est construit la première chapelle sur le site des apparitions, et dès 1928 est commencé la construction de l'église de Fátima. Fátima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu. Chaque année 4 millions de pèlerins et touristes se rendent à Fátima, ce qui en fait le quatrième lieu de pèlerinage catholique du monde.


Dans une chapelle de l'église de Fátima se trouvent les tombeaux de Jacinta,  Lucia et  Francisco


Les pèlerins se rassemblent sur la Cova, une gigantesque esplanade sur laquelle fut construit la petite chapelle où la Vierge est apparue aux jeunes bergers.

La Chapelle des apparitions

En face de Notre Dame de  Fátima fût construit la très controversée Église de la Très Sainte Trinité de l'architecte grec Alexandros Tomazis. Elle a été inaugurée en 2007. Personnellement je l'ai trouvée très belle, lumineuse, moderne et sobre.


 Le décor en mosaïques est inspiré par l'art byzantin et orthodoxe.

mardi 2 août 2016

Poivrons farcis à la féta

Ce qu'on appelle en Espagne des tapas, en Italie des antipasti, s'appelle en Grèce des mezedes. Dans mon précédent article sur mon voyage en Grèce j'ai montré ces poivrons farcis à la feta que j'avais mangés au restaurant. De retour d'un voyage j'ai toujours envie de prolonger un peu le dépaysement en préparant des recettes du pays visité. Voici donc cette recette grecque toute simple 

Ingrédients :

Poivrons corne de bœuf
Feta
Huile d'olive

Préparation :

Préchauffer le four à 175°
Lavez les poivrons et coupez le haut un peu en dessous de la queue. Conservez le chapeau pour la suite
Videz l'intérieur des poivrons
Insérez la feta à l'intérieur des poivrons
Découpez légèrement les bords du chapeau afin de pouvoir l'insérer dans le poivron pour qu'il fasse office de bouchon et évite au fromage de trop s'écouler lors de la cuisson

Dans un plat allant au four versez de l'huile d'olive posez vos poivrons, reversez de l'huile sur les poivrons
Mettre au four pendant une heure environ

Au moment de servir faites une incision dans les poivrons pour rendre visible la farce.
Il m'est restait un peu et j'ai constaté qu'ils se mangent très bien froids aussi.

Recette trouvée sur cuisinegrecque.fr